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La Une Mise à jour régulière

Copenhague. Le concept de justice climatique est un obstacle : rejeté par les USA, instrumentalisé par la Chine, inefficient pour les pauvres. Idem sur la taxe carbone rejetée à juste titre par le Conseil Constitutionnel.
Membre de la Ligue Européenne de l'Ecologie et de l'Environnement
 

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Le sommet de Copenhague aura eu une conséquence symbolique majeure : le réchauffement climatique est passé du champ scientifique au champ du discours des peuples et des Etats. Est-ce un mal ? Pas si sûr.

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Quoi de neuf ?

2010
DD - Contribution introductive au DD pour les PME (PH) [3/8/2010]
DD - Contribution de Hager ben Jaffel : Les Etats Unis et le développement durable [3/8/2010]
Eté 2010 : Historique et fondamentaux du développement durable - Dossier du LEDD [Lundi 2 août 2010]
Lettre août 2010 - Supplément Précaution & Santé [2/8/2010]
La santé environnementale, le nouvel enjeu d’aujourd’hui pour demain [2/8/2010]
Lettre Juillet-Août 2010 - Une écologie à panser (et repenser) [2/8/2010]
Climat : changer d'urgence notre vision de l'écologie ! [2/8/2010]
Nucléaire : comment ne pas s'interroger sur la gouvernance dite durable du secteur de l'énergie ! [2/8/2010]
Energies sans fossile : des plans, des plans ! Les USA n'y arrivent pas et le couple franco-allemand se perd dans le désert ! [1/8/2010]
L'Allemagne entend réduire la dette du mauvais renouvelable sur les générations futures. Oui mais... [1/8/2010]
Iter, chance ou cadeau empoisonné pour la région PACA et l'Europe ? [1/8/2010]
Faut-il se lancer dans d'immenses fermes solaires ? Appel à contrbutions et avis. [1/8/2010]
La France repeint en vert le projet allemand Desertec et entend que l'UPM joue les gros télégraphistes de l'énergie du soleil [1/8/2010]
La crise a réduit les émissions de CO2 plus surement que Kyoto-Copenhague ! [2/7/2010]
Lettre Juin 2010 - Ne pas casser l'esprit de République pour les doux yeux de chimène... [Samedi 19 juin 2010]
     

Aperçu des éléments publiés récemment

 
     

L'écologie humaniste a besoin d'une reconstruction populaire de l'esprit de République

Quitte à paraître répétitif, répétons qu'il ne faut pas casser la démocratie et le bon sens républicain pour les doux yeux de la gouvernance mondiale. Entendons-nous bien : celle-ci est nécessaire. Tout comme l'Europe comme institution régionale intermédiaire. Mais il serait illusoire de croire qu'elle peut se construire hors des peuples, hors de l'Histoire et hors, surtout, des réalités de la géographie.

L'Europe, la seule qui vive et qui avance dans les périls sans se soucier de celle des traités, reste l'Europe des Nations. Merkel et Sarkozy font et défont l'Europe. L'équipe de France périt d'avoir cru qu'il est possible de faire corps sans alliance de ses meilleurs métaux. Le débat belge vient de nous rappeler à cette évidence : sans langue commune, il est difficile de se comprendre dès lors que les égoismes apparents s'opposent. Pourquoi ? Parce qu'il n'appartient pas seulement aux élites de se comprendre. Nul n'en attend pas moins d'elles. Il appartient aux peuples, cette grande idée que la vulgate vomit à tort,  de se comprendre.

[Lire l'intégralité de l'éditorial de Juin 2010
Lettre Juin 2010 - Ne pas casser l'esprit de République pour les doux yeux de chimène...

 

Patrice HERNU
Président du réseau France-Europe-Planète Bleue


Dans la logique de cet éditorial, le réseau France Bleue vous invite à participer :

  • à la 8è édition du Forum Mondial du Développement Durable  réuni à Marcoussis (Essonne) les 24, 25 et 26 juin 2010 pour explorer précisément les nouveaux territoires du développement et examiner comment la coopération décentralisée s'inscrit dans ce mouvement de reconstruction du sens et de la durabilité ;
  • au dîner-débat organisé le 29 juin au Sénat en partenariat avec le réseau France Bleue par nos amis de "Diplomatie et Développement Durable" sur la durabilité du développement de la Chine avec l'intervention d'un ministre plénipotentiaire actuellement en poste à l'Ambassade de Chine

Pour ceux qui voudraient enfin comprendre pourquoi le "CO2 est un asséchant plus qu'un réchauffant", nous vous informons de cette réunion dans un cadre humaniste et philosophe qui se tient autour des développeurs d'un procédé qui va révolutionner l'usage de la biomasse et qui utiliser la "vraie" propriété du CO2 ! Une bonne manière de ne pas mourir idiot et d'arrêter d'écouter le comité du fossile auquel fait allusion Patrice Hernu dans son éditorial. Mais, les places sont ultra limités et il faut faire vite.
 
L'éditorial ci-dessus est un prolongement du dialogue entre Edgar Morin et Patrice Hernu dans le dernier numéro de la revue "Décisions Durables" dont vous trouverez un extrait ci-dessous.

     

Lettre de mai 2010 : Protéger nos entreprises contre les discoureurs du virtuel...

 

 Les pages auxquelles cette lettre fait référence

Climategate : conclusions de la commission scientifique et technologique de la Chambre des Communes [17/5/2010]
Où est l'urgence ? Le niveau de la mer ou l'affaissement de terres côtières comme les deltas ? Encore une erreur... [17/5/2010]
La crise des ressources met les entreprises en difficulté. [17/5/2010]

et deux liens exclusifs

"Plongée au coeur d'une mondialisation qui s'accélère entraînant une désindustrialisation profonde des pays de l'OCDE, l'entreprise est soumise à des vents contraires et des courants souterrains qui la fragilisent de jour en jour. L'emploi se précarise et le nivellement semble irréversible.
 
Les blocs économiques comme l'Europe semblent se diviser entre pays solvables et pays qui ne le sont plus,  entre pays aux balances courantes solides et pays mal positionnés en termes de commerce international et profondément endettés."

Cette situation résulte en grande partie des conceptions déraisonnables des responsables européens englués dans des conceptions dépassées, confondant réalité et virtualité, monnaie, finances et ressources, développement durable avec le green-washing des faux écologistes. Donner de nouveaux repères aux entreprises, recréer du réel, qui eut cru que cela devienne une nécessité. Et pourtant, cela s'impose. Le discours que nous portons sur le monde globalisé, récupéré par de faux porte-flambeaux s'est retourné contre nous. Le moment est venu où nous ne devons plus avoir peur de réagir. 

Cette lettre, une fois de plus, entend y contribuer :

  • en vous invitant à participer au colloque Entreprises des 20 et 27 mai 2010 (carton et lien ci-contre) ;
  • en proposant au parlement de créer une commission demandant la clarification du fonctionnement du Giec ;
  • en nous associant au "coup de gueule" de Jean-Pierre Hauet publié dans la lettre de Passages ;
  • en dénonçant les risques environnementaux réels que cachent le discours sur la montée du niveau de la mer ;
  • en rappelant que les désordres monétaires et financiers ne font que refléter l'absence de politique carbone équilibrée de l'Europe.

Nous mentirions si nous ne protestions pas contre ce que certains ont fait du discours sur l'écologie et le développement durable. Ne comptez pas sur France Bleue pour emboîter le pas aux idées convenues. Oui, il faut désormais protéger nos entreprises de la déraison des idéologues.

     

Lettre de Mars 2010 : le débat sur l'évolution climatique

En médaillon : modèles et réalités face à la fonte de l'arctique. Réchauffement et/ou déboisement boréal ?

Editorial de Patrice Hernu
Les incertitudes nées à Copenhague
relancent le débat sur l'évolution climatique

Le sommet de Copenhague aura eu une conséquence symbolique majeure : le réchauffement climatique est passé du champ scientifique au champ du discours des peuples et des Etats. Est-ce un mal ? Pas si sûr.

En effet, de ce fait, les mécanismes réels ou supposés du climat sont discutés sur la scène médiatique, parfois violemment, parfois avec nuances.  Oui ! Dans un premier temps, réchauffistes et anti-réchauffistes à la "Allègre", sceptiques et "anti-sceptiques" se sont renvoyé la balle en assénant chacun son catéchisme. Mais, au final, cet emballement public semble se retourner contre les intégrismes des deux camps. Comme il faut bien en dernière instance demander l'arbitrage de la science, les positions se font plus nuancées, la diversité des approches apparaît et le courage qu'il y fallait pour souligner les limites de l'approche de la vulgate, commence à être moins considéré comme un exploit politiquement incorrect. Ainsi, va-t-il devenir possible de faire avancer les choix des priorités dans l'action.

La science y gagne et l'intelligence politique également.

... Lire l'intégralité de l'éditorial et la lettre de Mars 2010 - Débat sur le climat

Patrice HERNU
Président du réseau France-Bleue

     

Lettre de février 2010 : Taxe carbone retoquée, Copenhague décevant, et après ?

Tout le monde l'avait prévu ! Tout le monde l'avait dit !

Il en est ainsi d'un monde où la vague du "majoritairement disant" emporte tout. La vraie révolution écologique n'est pas pour demain à ce compte !

Pour ce qui concerne notre réseau, nous nous en tenons à notre position de toujours qui sur ce plan, finalement, tient en deux propositions simples :

  • Il n'est pas possible de réguler directement sur le marché une "commodité" ou une "externalité" à la fois par les quantités et par le prix. Il faut choisir. C'est faute d'avoir analysé les conséquences de cette loi que les outils discutés à Copenhague n'ont pu déboucher sur un véritable accord. Tel est également la raison profonde de la décision du Conseil Constitutionnel de renvoyer les auteurs de la taxe carbone à la française à leurs projets.
  • N'agir que sur la variable CO2, ce que j'appelle désormais sans honte - car il faut finalement appeler "un chat", un chat -  "l'unilatéralisme du CO2", cela mène à de nouvelles déconvenues.

Alors, faut-il désespérer ? Non, ces échecs peuvent remettre les acteurs de l'énergie et du climat - faut-il d'ailleurs continuer de sanctuariser le couplage des deux problèmes ? - dans la bonne voie.

 

 

Patrice Hernu
Prsident du réseau France Bleue 

  • La nouvelle lettre "Passages 2050" de nos amis de Passages-Adapes, un point de "passage" obligé pour suivre la politique énergétique et ses développements durables eb relation notamment avec la question climatique et géostratégique : www.passages2050.org

 

Lire l'intégralié de l'éditorial et La lettre de Février 2010 [2/2/2010]

     

Lettre de Décembre 2009 et commentaires...

 
Extraits

Conformité : [Contacter le service webmestre en cas de difficulté de retrait ou autre problème, avis, Cnil, etc.]

Quoiqu'il se passe, le sommet de Copenhague n'est que le début d'une nouvelle ère, d'un nouveau chemin sans retour.

Demain est déjà là que nous contribuons, chacun là où nous sommes, à préparer.

Il faudra faire évaluer l'espérance ou les regrets nés de ce sommet, premier du genre mais non singulier.

Il faudra prendre en compte que les dérèglements climatiques ne se résument pas à combattre le CO2. Les atteintes à la nature semblent bien le plus souvent précéder le réchaufement et non le suivre : voilà une donnée qui, Copenhague réussie ou pas, n'a pas fini d'ébranler des convictions que la plupart croyaient solidement assises !

Il faudra faire entrer les décisions dans le cycle économique, la monnaie et la finance car, aucun objectif contraignant n'a de sens sans glaive armé pour le défendre. Et, le plus pacifique reste encore l'intérêt bien compris de tous ! Car, les bons sentiments affichés par les nations ne cachent encore que les arrières-pensées de leurs propres lobbies. Plus ils s'affichent généreux, plus, parfois, ils sont suspects.

Il faudra sortir des idées du passé et considérer que la défense de la Nature n'est pas une affaire de justice climatique - l'Homme occidental n'est ni Dieu, ni Diable, ni Maître - mais une simple question de solidarité de l'humanité.

Il faudra...

Attendons pour l'heure. Et travaillons loin du café du commerce.

Une fois de plus, c'est la seule et humble ambition de cette lettre.

Patrice Hernu
Président du réseau France Bleue 



Commentaires (extrait)

Il faudra dire que le co2 n'est pas dangereux ( moins que les déchets nucléaires ) mais seulement de plus en plus mal recylé et que le réchauffement climatique est une bénédiction si on irrigue bien la terre( ça pousse mieux ).

A propos d'irrigation , il faudra dire aussi qu'il faut arrêter de pomper l'eau souterraine( même pour irriguer en goutte à goutte ) qui est nécessaire au fontionnement du climat et qu'il faut remettre de l'eau dans les espaces souterrains des continents secs et que l'irrigation peut être gravitaire sur toute le terre , c'est à dire que l'eau peut être acheminée en n'importe quel point de la planète en suivant les courbes de niveau .

Il faudra aussi leur dire que en suivant les courbes de niveau avec l'eau on garde son énergie potentielle (que lui à donné le soleil) et qu'elle peut être restituée en tout point du territoire indéfiniment.

Il faudra leur dire aussi que tout le monde est autorisé à visiter le site des biefs du Pilat ou ce concept de la gestion globale de l'eau est expliquée en long , en large et en travers....

Il faudra leur dire que si ils veulent plus d'explications je suis disponible pour irriguer la planète et faire reculer les déserts et que c'est urgent.

France Bleue vous propose de visiter le site des Biefs du Pilat



  • Lettre de décembre : Copenhague, c'est parti... [7/12/2009]
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  •      

    Lettre de Novembre 2009

     
    Extraits

    Cette lettre contient :

    Yves Martin nous livre ici son analyse en forme de testament. Principal collaborateur de Jean-Louis Borloo et de Michel Rocard pour la commission sur la taxe carbone - qui l'a mis dans une rage certaine mais nous y reviendrons ! -, il travaille également avec notre réseau depuis de nombreuses années pour le plus grand bénéfice de nos anlyses.

    Extraits du texte d'Yves Martin

    L’organisation internationale de la lutte contre le changement de climat est aujourd’hui axée, dans les pays industrialisés, sur des engagements de chaque pays sur leurs niveaux  d’émissions à une échéance donnée.

    Or le niveau des émissions de chaque pays  dépend d’un très grand nombre de facteurs :  du PIB par habitant, de la densité de population, du climat local et de ses évolutions en cours , des ressources énergétiques locales, de la division internationale du travail, des choix d’investissements lourds peu réversibles qui ont été faits à une époque où l’on ne prévoyait pas le changement de climat (conception de l’habitat, infrastructures de transports, organisation urbaine, organisation de la production industrielle, mode de production d’électricité).....

    L’impossibilité de définir, à priori, une clef de répartition équitable de ces engagements de résultat, constitue un frein très fort à l’adoption d’engagements suffisants : à Kyoto a été décidée une baisse moyenne, entre 1990 et 2012, de 5 % seulement des émissions des pays industrialisés signataires, soit 6 fois moins que l’augmentation prévisible des émissions des pays non signataires, sur la même période.

     

    Les 8% de réduction d’émission de l’Union Européenne, seront atteints, pour l’essentiel, par des changements d’énergies pour produire l’électricité (ce qui ne demande aucun changement de comportement de la part des européens qui manipulent toujours le même interrupteur) et par la chute du mur de Berlin qui a déclenché dans les pays de l’Est une rénovation profonde, économique et énergétique très bénéfique. Le partage, entre les états membres de cette réduction modeste de 8% entre 1990 et 2010 a été inévitablement arbitraire ce qui freinera la suite si on persiste dans cette voie : Kyoto ne constitue pas un précédent qui démontre que l’on peut espérer augmenter, à la vitesse nécessaire, les niveaux des engagements nationaux sur la réduction des émissions et le nombre de pays engagés.

     

    Texte complet


    La lettre complète de Novembre 2009
         

    Lettre d'octobre 2009

     

    Cliquer pour élargir

    A la veille de la conférence de Copenhague, mieux situer la responsabilité de l'homme dans les déréglements climatiques est essentiel car cela guide le curseur des priorités entre atténuation ("mitigation") et adaptation d'une part, lutte contre les pures émissions de CO2 et protection du cycle de l'eau, de la biodiversité, des terres et des forêts d'autre part...
     
    En clair, cela met effectivement un terme au débat politique sur la nécessité de combattre le CO2 émis et surtout de protéger terres, forêts et cycle de l'eau. Cette nécessité est acquise. Même les grands patrons américains ne s'y sont pas trompés et, au départ réticents, ils ont eux-mêmes proclamé cette urgence. Cela ne met pas un terme à la recherche et à la compréhension des mécanismes, ce qui est indispensable pour se préparer également à l'inévitable "adaptation". [Patrice HERNU, en conclusion lors d'une précédente conférence]
     
    Fixer les priorités de la lutte internationale exige une meilleure compréhension des phénomènes. Surtout au niveau continental. Les dernières avancées de la science climatique, particulièrement depuis un an, par exemple sur le rôle de l'antartique ou sur les séquences H2O-C2O, enrichissent enfin la connaissance du climat et, de ce fait, constituent de nouveaux guides pour l'action. Il serait criminel de ne pas en tenir compte au nom d'une vulgate religieuse."

     Suite de la lettre d'octobre 2009

         

    Deux Propositions visant à permettre valorisation régionale (africaine) des ressources « critiques » du développement durable dont, a contrario, l’Afrique est encore riche sans pouvoir les exploiter dans des conditions de « soutenabilité équitable »

     Peut-on développer un système monétaire et financier régional aptes à répondre à ces objectifs ? Cela non seulement pour lui-même mais également globalement en offrant une plate-forme de transition vers la durabilité des écosystèmes rendant des services aux sociétés ainsi que vers une économie consommant moins de carbone,  émettant peu de gaz à effet de serre et établissant un pont entre les monnaies de réserve de l’Afrique et la valorisation des ressources rares spécifiquement africaines.

     
    Première proposition
    Il est proposé de créer une banque de compensation des ressources de l’Afrique qui seraient à la fois « critiques pour la soutenabilité » et utile au développement. Cette institution aurait pouvoir :
    1. De fixer les règles de l’intégration de ces ressources dans la compensation (quelles ressources, quel suivi, quels contrôles, etc.) ;
    2. D’intervenir sur les marchés locaux de ces ressources avec l’aide des autres institutions financières et monétaires de l’Afrique ;
    3. D’éditer des certificats monétaires gagés sur ces ressources (éventuellement en partenariat avec le FMI) utilisables par les Etats Africains en complément de leurs monnaies de réserve (cf. médaillon) dans des conditions qui pourraient être définies par accord de type convention entre les Etats et une ou des Institutions Internationales (PNUD, ONU, FMI).
    La valeur de ces certificats échangeables sur le marché monétaire fixerait enfin une valeur, un prix « équitable » pour ces ressources, stabilisé par l’intervention de cet organisme sur les marchés, le FMI n’intervenant qu’en appel en cas de défaillance ou crise grave.
    Ce fond monétaire continental des ressources critiques devra par ailleurs (sujets de débat) :
    ·         Permettre les compensations utiles sur le continent (à commencer par le carbone).
    ·         Négocier des dispositifs de régulation des quantités mises à la disposition de l’économie pour arbitrer entre préservation des ressources (soutenabilité) et développement
    ·         Poser le principe que les monnaies de réserves de l’Afrique puissent en partie s’appuyer sur ces formes de valorisations  voire être reliées aux différentes formes de microcrédits.
    ·         Fixer le cadre, coordonner et légitimer des Fonds régionaux de développement.
    ·         Lancer un « Globa-local Round » pour fixer dans quelle mesure, les formes locales et régionales de crédit pourraient être intégrées à la monnaie internationale.
    ·         Valider les systèmes de mesure et de surveillance des ressources naturelles et des services rendus par les écosystèmes de manière à connaître avec précision, leur contribution économique à la satisfaction des besoins à moyen et à long terme.
    ·         Proposer avec le PNUD des méthodes d'évaluation des services des écosystèmes et des ressources naturelles chiffrant correctement la part durable du capital naturel, en les assimilant à des «revenus» consommables - c'est-à-dire en appliquant un facteur négatif dès lors qu’ils entament la capacité de régénération des ressources.
    ·         Identifier au sein des PIB de l’impact, en tant que projection économique de ce système des éléments « non durables » de l'activité économique.
    ·         Développer de nouvelles industries fondées sur la gestion durable des ressources naturelles et les services rendus par les écosystèmes. 
    ·         Refonder les processus financiers qui viennent en appui du co-développement.
    ·         Légitimer les «contreparties» par la création de garanties reposant sur le rétablissement ou le maintien des services des écosystèmes et la bonne gestion des ressources naturelles.
     
    Seconde proposition
     
    Le fond de roulement nécessaire à une intervention efficace de ce fond sur le marché des ressources critiques pourrait être alimenté par une taxe de stabilisation (type Tobin améliorée) prélevée sur l’ensemble des transactions financières intercontinentales concernant ces ressources.
     

    Notre position sur l'annulation de la taxe carbone

    Le Conseil constitutionnel a annoncé mardi 29 décembre 2009 avoir annulé la taxe carbone. Cette décision semble avoir pris de court les responsables politiques de tout bord. Elle devait entrer en vigueur le 1er janvier. La Conseil a estimé que la loi crée trop d'exemptions, ce qui est "contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique" et crée une inégalité face à l'impôt.

    Les juges constitutionnels avaient été saisis très tard, le 22 décembre, par les parlementaires socialistes sur le projet de budget pour 2010 instituant cette nouvelle taxe verte après s'être rendu à l'évidence de certains arguments avancés dès la présentation du dispositif par Ségolène Royal. Elle avait été immédiatement taxée d'anti-écologiste ! Aujourd'hui, il n'est pas un responsable qui ne prétend l'avoir dit ! Laissons cela au jeu politicien.

    Toujours est-il que notre réseau, tentant un soutien "intelligent" du dispositif en avait clairement souligné les incohérences. Nous n'avons pas été entendus. Nous avons dénoncé les illusions de l'écologie populaire à la Hulot-Borloo-Gossement-Jouanno. Nous avons salué l'intervention finale du président de la République qui avait essayé en vain de limiter la casse d'un dossier mal préparé. Nous n'avons pas changé d'un iota nos analyses depuis deux ans et ceux qui ont en fait condamné ce dispositif par leur mauvais conseil au gouvernement se mêlent aujourd'hui au concert des conseilleurs imprudents. Ils proposent même, comme Cécile Duflot de la ré écrire tout en aggravant les motifs qui l'ont fait condamner. 

    Tel est également le cas de France Nature Environnement ou du moins de son porte-parole qui dès l'annonce se fend d'un communiqué pour condamner l'annulation. Arnaud Gossement est certes d'une certaine logique puisque ce projet tient beaucoup aux mesures liées à la compensation, mesures qui lui ont été soufflées par Hulot, Borloo et Greenpeace au grand dam d'ailleurs d'Yves Martin, bras droit désespéré de Michel Rocard dans cette aventure. Nous avons suffisamment publié ses craintes dans nos colonnes quant à un projet dont il défend l'architecture, sous tous les gouvernements, depuis qu'il a été le premier fondateur de la Mission Interministérielle sur l'Effet de Serre.

    Evidemment ! Il fallait compenser les ménages puisqu'ils étaient les seuls à payer. Pourquoi ? Parce que l'Europe et son fameux paquet climat-énergie dont chacun a pu voir l'effcicacité lors du sommet de Copenhague, a entériné la pérennité d'un système toxique de quotas qui, de fait, exonère près de 1600 des plus gros contributeurs français. Les exonérations complémentaires pour le transport et les agriculteurs n'ont fait qu'entériner la situation  qu'a créée le dispositif proposé et discuté par les ONG. Ne renversons pas les choses. Et, s'il y a faute du tandem Borloo-Jouanno, c'est d'y avoir donné suite.

    La position initiale d'Arnaud Gossement, condamnant que le Conseil ait annulé "son' accord est logique, mais pas très républicaine. Car, on ne critique pas une décision du Conseil Constitutionnel sans avoir de solides raisons. Dans ce cas, elles manquent à l'appel. Or, la position, du porte parole de FNE avait l'inconvénient de ne pas permettre une attaque du Président de la République.  Normal puisque tout a été négocié avec le Ministre du développement durable, ce que nous avons dès le début dénoncé. Il est juste de consulter les syndicats. Il est anti-républicain de les instituer dans un rôle pérenne qui revient aux partis politiques, fusse au nom du Grenelle de l'Environnement !

    Assez rapidement, les Verts sont passé à l'attaque, dès mardi soir. Pour eux qui ne s'embarassent pas du soutien qu'Europe Ecologie a reçu des amis de Jean-Louis Borloo, il s'agirait d'un désaveu de Sarkozy lui-même !  Arnaud Gossement, dès lors, sur son blog et sur Facebook bredouille, sent le problème et passe des heures à se contredire. A minuit, ce projet de taxe carbone n'était plus le sien ! Avant que le Président de FNE, Michel Genest, un homme qui sait où est l'intérêt bien compris de sa fédération et partant l'intérêt général, une fois de plus, tempère à juste titre la position de la fédération syndicale des associations environnementales et conseille d'attendre de voir comment Fillon aborderait le problème.

    Evidemment, le porte-parole de FNE confond le syndicalisme environnemental et l'arène politique dont sans doute - c'est son droit - il rêve.  Ce signe des temps méritera le moment venu d'être commenté : mépris de la cour de recours de la République, parole portée dans la commission Rocard et dans les medias en place des politiques, tout cela concourt à un travail de sape de l'idéal républicain et de la démocratie. Ce processus que nous avons vu à l'oeuvre à Copenhague, qui a conduit ce sommet à l'échec car, au final, devant l'incongruité de l'absence de légimité démocratique des ONG, il a bien fallu mettre un terme aux ambitions décalées des parvis Onusien et tout particulièrement du groupe de Bildebgerg qui appelle à une gouvernance... non gouvernementale.

    Que des ministres français, notamment prétendument à la tête d'un parti qui devrait radicalement incarner le parti républicain au sens propre du terme, se soit laissé abuser est un autre symptôme du déclin politique.

    Revenons à la taxe. 

    Le gouvernement, par la voix du Premier ministre François Fillon, ne pouvait accueillir la décision du Conseil constitutionnel de censurer la taxe carbone mardi soir, qu'en déclarant qu'un nouveau texte serait présenté. Et ce dès le 20 janvier, en conseil des ministres, en prenant « pleinement compte des observations » des Sages même si des rumeurs repoussent la loi à une date avant l'été.

    Ne revenons pas sur le fait de savoir si une réforme présentée comme primordiale a pu être si mal préparée au point d'être rejetée en bloc  ! Comment les services pourtant très compétents de l'Etat ont pu être écartés, comme d'ailleurs la secrétaire d'Etat à l'écologie, au profit d'une technocratie sans mandat, comment un Ministre qui se méfie certes des grands corps a pu se laisser abuser par des conseilleurs qui clairement sont d'autant moins les payeurs qu'aujourd'hui ils s'en lavent les mains et font porter la responsabilité sur... les autres. Elections régionales obligent. Et le gouvernement part à l'abbatoir sans vrais écologistes dans ses candidats autres que ceux d'une écologie populaire qui n'a eu de cesse de couvrir ce processus.

    Qu'a dit le Conseil constitutionnel ?

    La claque infligée par le Conseil constitutionnel  est violente. Elle ne peut être mise sur le compte d'un réglement de compte politique :

    • « Considérant que 93% des émissions de dioxyde de carbone d'origine industrielle, hors carburant, seront totalement exonérées de contribution carbone ;
    • que les activités assujetties à la contribution carbone représenteront moins de la moitié de la totalité des émissions de gaz à effet de serre ;
    • que la contribution carbone portera essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l'une des sources d'émission de dioxyde de carbone ;

    par leur importance, les régimes d'exemption totale institués sont contraires à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créent une rupture caractérisée de l'égalité devant les charges publiques. »

    Pourquoi  ce refus sans concession ?

    Les Sages reprochent au gouvernement d'avoir sciemment exempté la plupart des gros pollueurs industriels, au motif qu'ils étaient déjà soumis au système des quotas européens. Il est clair que notre réseau a signalé cette incompatibilité dès la négociation du paquet climat-énergie européen. Ce paquet la France l'a trouvé sur son bureau en janvier 2008. Alors que nous militions pour une taxe européenne extérieure et intérieure commune, France Bleue a immédiatement expliqué que ce paquet ne permettrait pas la mise en place des promesses du Grenelle. Rires des ONG. Je suis allé moi-même l'expliquer à la commission ad hoc du parti radical. Rapport a été remis à Jean-Louis Borloo. Réponse du cabinet : le Ministre veut une taxe climat pour alimenter la croissance verte sans demander l'autorisation à Bercy. Bigre ! Donc en infraction avec les règles les plus élémentaires de la fiscalité ! Je n'ai même pas voulu y croire. Et pourtant !

    Certes, la France voulait l'accord à tout prix de peur d'un désaveu public en cas d'échec. Il fallait refuser ce paquet dès le départ. Pour obtenir l'accord, la France  a accepté 163 exemptions au système des quotas, accepté le report de la mise aux enchères, accepté de discuter avec les pollueurs d'Europe du Nord et d'ex de l'Est que nos verts continuent de présenter comme des modèles.

    Le problème que pose  le Conseil constitutionnel dépasse donc de beaucoup ses critiques techniques sans appel :

    « Si certaines des entreprises exemptées du paiement de la contribution carbone sont soumises au système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre dans l'Union européenne, il est constant que ces quotas sont actuellement attribués à titre gratuit et que le régime des quotas payants n'entrera en vigueur qu'en 2013 et ce, progressivement jusqu'en 2027. » 

    En effet, l'argument de Michel Rocard et des ONG de mettre la taxe au niveau auquel devrait se situer le cours d'achat des droits échangés est une monstruosité : 32 Euros. Or, le gouvernement a suivi comme un seul homme en le fixant à 17 Euros parce que le marché est à 17 Euros. Mais ces 17 Euros sont reversés aux entreprises qui les vendent. Pas à l'Etat. Ils sont auto-compensés. La volonté de courcircuiter l'Etat est tellement patente ! Il suffit de lire les propositions de FNE à la commission Rocard pour comprendre que la compensation verte qu'elle proposait n'était qu'une extension de ce système.

    Par ailleurs, toute une série d'autres exemptions avait été ajoutée par le gouvernement lui-même et le Parlement, ce qu'a reconnu honnêtement François Fillon. Certains évoquent l'influence des lobbys. Mais comment les agriculteurs et les transporteurs pouvaient-ils accepter d'être les dindons de cette farce !

    Chacun comprend bien pourquoi une compensation a été proposée aux ménages et aux petites PME ! Il n'y avait plus qu'eux à payer la taxe pour l'affichage de la politique de Borloo.

    Prétendre que Sarkozy a voulu cela est ridicule. Un député, et non des moindres, un de la défunte Ecologie Populaire, pourtant de bonne foi, se laissant emporter par cette auto-intoxication manière Grenelle, répliquait mardi soir sur sa page Facebook à un de mes amis que saluer l'annulation par le conseil était de l'anti-sarkozysme primaire. Quelle bêtise !

    Chantal Jouanno suivait mercredi à distance. Les Verts et la gauche n'avaient plus qu'à dénoncer la méthode Sarko. Bravo messieurs !  Les écolos-godillots de l'UMP leur ont donné raison par avance. Ils ont cassé Sarko et prétendent le servir.

    Quelle taxe carbone pour demain ?

    Malgré l'ampleur de l'obstacle qui se dresse, le Premier ministre continue d'affirmer que la taxe carbone demeure « une priorité du président de la République ». Les alternatives qui s'offrent au chef de l'Etat se heureront aux réalités :

    • Choisir de taxer tout le monde, mais il faudra assurer la compatibilité avec le système des quotas et donc, sans doute, aller plaider la cause devant l'Europe ;
    •  Indemniser les ménages les moins aisés et les secteurs qui devaient être exemptés, mais cela implique de laisser la taxe à 17 Euros car l'Etat ayant besoin de recettes, il n'est pas possible de compenser à tout va. Sans compter que la compensation posera d'autres problèmes et qu'il est impensable d'augmenter les impôts, d'autant que sur l'essence,la taxe carbone réelle, une fois retiré le coût réel de la route est largement supérieur à 100 Euros la tonne de CO2.

    En fait, le concept même de compensation est ici encore - comme pour le carbone compensé d'ailleurs - une mauvaise idée. S'il faut aider les ménages les moins aisés ou captifs d'une carbone dépendance, le dispositif doit être séparé du dispositif de la taxe et sa pérennité indépendante. Ou être conditionné par des mesures de sortie de cette dépendance. Si des entreprises sont elles-mêmes soumises à une dépendance de ce type sans pouvoir s'en dégager immédiatement, les aides doivent être conditionnées à des mesures s'intégrant dans le plan de réduction des émissions. Rien de tout cela ne s'improvise. Qu'a t-on fait depuis la promesse du Grenelle alors que nos réseaux ne cessent de travailler sur ces questions ?

    Il est peu probable que d'ici le 20 janvier l'ensemble des difficultés seront levées. Seul un cadre peut être fixé Reconstruire une adhésion populaire sera difficile d'autant que la proximité des régionales incite au double langage comme les premières réactions en ont donné le triste spectacle.

    Après le sommet de Copenhague ait été présenté - à tort - comme un désastre, avec la complicité du gouvernement, Nicolas Sarkozy n'a plus d'autre choix que de réussir. Repartir avec dans ses basques les responsables qui ont fait le lit des vraies ennemis de la taxe, ceux qui ont fait mine de se lamenter de la décision du Conseil tout en sablant le champagne, ne peut conduire qu'à un nouvel échec. D'autant que ce serait  le risque assuré  d'une impopularité  croissante dans son propre électorat qui a commencé de comprendre que l'écologie n'était pas une idéologie née toute armée du cerveau de tous les Hulot en herbe, que le programme des verts n'était pas le sien et que faire son marché dans leur panier ne pouvait conduire qu'à des désillusions.

     Bref, être crédible sur le plan de l'écologie, être réaliste et répondre à l'appel des électeurs du bons sens, ne peut se faire qu'en remettant en première ligne de vrais écologistes.

    Il est encore temps. Mais la colère des vrais écologistes qui avaient fait confiance monte.

    Patrice HERNU
    Président du réseau France Bleue