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Nous consommions du travail (Ricardo-Marx), nous consommons du carbone fossile...
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Spécial colloque Défense et Environnement ce mardi 10 juillet matin - IHEDN
Ce samedi "3 fois 7" est également la grande journée proposée par Al Gore : Live Earth. Que vive notre terre ! Suivre et revoir Live Earth - Articles et vidéos
Jean-Louis Borloo appelait la veille tous ceux qui en ce jour exprimeront leur joie de vivre à se joindre en coeur et en pensée à cette aspiration des millions de fois partagées tout autour de notre planète. Peut-être des milliards de fois.
Mais, cela ne suffira pas !
Le coeur est certes indispensable pour garder vivante la biodiversité comme pour préserver, sans béquille, la beauté de nos paysages et le climat si varié qui les a engendrés et qui les entretient. Car, la Terre est le grand jardin de toutes les traditions universelles.
La pomme, ce carbone des origines, est faite pour l'écosystème dont elle est un élément et donc elle est également là pour nourrir l'Homme. Elle n'est pas faite pour sa consommation. Voilà "La" Différence que nous redécouvrons par la force des choses, c'est-à-dire par le cri d'une Nature abusée.
Nous disons souvent ici qu'issus d'une "économie du travail", telle que l'ont pensée tant les marxistes que les libéraux dans la foulée de Marx ou de Ricardo, nous vivons désormais l'aube d'une économie du carbone lequel, en première analyse, fonde toute valeur et sa contre valeur. Le carbone que fixe la pousse des plantes est à la base de toute création. Et c'est ainsi que dans la société post-productiviste, la valeur de la vie rejoint celle de tout capital. Contrairement à ce qui est souvent avancé parce que mal compris !
Voilà l'urgence qui impose la révolution écologique à laquelle aspirent au moins en discours bien des dirigeants qui, il y a peu de temps encore, classaient ces préoccupations dans les discours sociétaux qu'imposait l'air des temps médiatiques. Croyaient-ils !
Or, c'est un programme immense - et concret, loin des considérations théoriques et éthiques qui précèdent - qui s'impose, auquel le gouvernement semble désormais adhérer :
écologiser la fiscalité, par exemple en surpondérant la part du carbone fossile dans l'assiette de la TVA qui mériterait dans un second temps d'être tout autant environnementale que sociale pour décourager le dumping CO2 autant que la dévaluation de fait que reprèsente dans certains pays l'absence de charges sociales et des services correspondants que la société rend aux salariés ;
protéger les efforts d'efficience énergétique de notre industrie ;
introduire la mesure du bonus carbone dans l'actualisation des bénéfices espérés de tout investissement productif ;
doter l'Etat d'une vision macroéconomique de la valeur carbone de manière à éclairer correctement l'approche stratégique et énergétique de nos rapports avec le reste du monde ;
aménager les degrés de liberté suffisants dans tous les systèmes de gouvernance...
La liste de ces révolutions et de ces ruptures successives et nécessaires est longue... Celles qu'on entrevoit déjà et celles qu'on ne peut encore tout simplement concevoir...
Mis à part l'énergie nucléaire, toute valeur est issue de l'accumulation de l'énergie, de l'eau et des matières premières successivement accumulées dans les cycles de production et dans la complexité des réseaux de notre économie.
Le carbone mort, celui qui n'est pas issu de la photosynthèse, source initiale de tous les écosystèmes principaux, est de fait un emprunt aux générations futures.
Telle est la base du raisonnement qui a conduit à proposer cet indicateur provisoire qu'est l'empreinte écologique. Les institutions officielles doivent désormais s'atteler à fournir les cadres conceptuels incontestables de cette nouvelle économie. Or, par exemple, nulle comptabilité, nul système de régulation économique, ne fait actuellement entrer l'emprunt carbone et son bilan (carbone vivant accumulé - carbone mort sorti du stock de la nature) dans la part non durable de la valeur économique des biens et des services produits. Il le faudra demain.
Les exemples proposés dans cette lettre sont épars car, cette comptabilité n'existe pas officiellement.
Mais ils démontrent l'urgence d'y voir clair dans tous ces indicateurs approximatifs de durabilité ou de soutenabilité. Ils mettent le doigt sur une évidence : le carbone, essentiellement le pétrole, demain surtout le charbon, irrigue toute l'économie. Et chacun de poser la question du sens global de tout cela et du geste citoyen dont nos oreilles sont repues sans que la légitimité des discours puisse être vraiment fondée.
Si de telles comptabilités existaient, ces exemples illustreraient encore plus clairement que maintenir la dérive climatique dans une enveloppe de deux degrés, comme le propose l'Europe au Monde et comme Nicolas Sarkozy l'a finalement fait tacitement accepter au président des USA - une révolution sur laquelle bien des blasés ont fait la fine bouche mais dont on n'a pas fini de mesurer les conséquences - est un effort global qui ne peut résulter que d'une nouvelle régulation des marchés. Jacques Attali disait que nos sociétés n'avaient le choix qu'entre un libéralisme bien compris, tempéré et généralisé et la dictature éthique. Ce sera sans doute ici et là toutes les formes de panachage des deux ! Nous sommes déjà dans l'antichambre de cette ère. Il est clair que tous les micro mécanismes (ceux des territoires et ceux des acteurs économiques) devront internaliser leur part des fins globales. Appelons cela comme chacun voudra. Nous appelons cela le développement durable. Mais peu importe finalement.
L'essentiel est que tous les instruments économiques devront intégrer progressivement cette donnée, y compris les instruments monétaires internationaux. Nous aurons l'occasion d'y revenir dans cette lettre en proposant de jeter les base d'un "Bretton Woods du carbone".
Cette révolution ne peut donc se satisfaire des "il n'y a qu'à" ni du catastrophisme impuissant. Cela passe par une révolution économique et l'invention de nouveaux instruments de gouvernance et de marché. Quand Jean-Louis Borloo se donne pour mission de contribuer à penser l'après Kyoto, il est évidemment dans le bon chemin.
Car, si les chants et les prières peuvent aider et convaincre la société de se mettre en mouvement, il reste que l'action est essentielle. D'une certaine façon, la politique est toujours à réinventer.
Et dire qu'il en est que cette perspective rend malades...
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Patrice Hernu Administrateur de l'Insee Président du réseau
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Combien de pétrole dans mon verre de lait ?
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- Certains éléments ci-dessous sont extraits d'un dossier publié par http://www.linternaute.com/actualite
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1 litre de lait = 0,13
litres de pétrole.
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1 litre de lait = 0,13 litres de
pétrole
La
vache, le lait, la campagne… Quoi de
plus écolo à première vue ? Et
pourtant : une exploitation agricole
de taille moyenne (25 vaches et 150
000 litres de lait par an) utilise
l'équivalent en énergie de 21 500
litres de pétrole (source :
solagro).
Car les vaches ne se contentent pas
de brouter l'herbe dans les champs :
on doit aussi leur apporter des
protéines sous forme de tourteaux de
soja (importé du Brésil), du maïs
(gourmand en produits
phytosanitaires et en énergie), de
la lumière et du chauffage pour les
bâtiments, etc.
Sur le même principe, on peut
estimer qu'un saucisson de 300 g
"pèse" 0,11 litres de pétrole et
1 kg de veau 17 litres. Il
est pourtant possible d'économiser
l'énergie. Alors qu'une exploitation
avec un élevage "hors sol" utilise
plus de 3000 équivalent litres de
fioul (EQF) par hectare, certaines
fermes biologiques n'en consomment
que 75 EQF par hectare.
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Combien de pétrole dans mon gobelet ?
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Un gobelet en plastique
= 3,2 g de pétrole |
Un gobelet en plastique = 3,2 g
de pétrole
4
% de la production pétrolière
mondiale est utilisée pour fabriquer
du plastique. Le pétrole est ainsi
la matière première de base d'un
gobelet, d'un téléphone portable,
d'un stylo ou de la moquette.
Il
faut environ 2,3 litres de pétrole
pour un kilo de polystyrène. A cela
il faut ajouter l'énergie nécessaire
pour la fabrication du plastique. Le
raffinage du pétrole (séparation des
différentes "phases") nécessite par
exemple un chauffage à plus de
450°C.
On
arrive donc à 3,2 g de pétrole pur
un gobelet en plastique. On pourrait
penser économiser de l'énergie en
optant pour un gobelet en carton.
Raté : il nécessite 4,1 g de pétrole
pour sa fabrication et coûte 2,5
fois plus cher (source : MIT -
Massachusetts Institute of
Technology). Le recyclage des
gobelets en plastique est une
meilleure solution : une tonne de
plastique recyclée économise 2593
litres de pétrole. Mais pour être
complètement écolo, achetez-vous une
mug !
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Combien de pétrole dans mon jean ?
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Un jean = 25 litres de
pétrole |
Un jean = 25 litres de pétrole
La
fabrication d'un simple jean cause
des dégâts environnementaux. La
culture du coton, d'abord, nécessite
beaucoup d'eau, d'engrais et de
pesticides (24 % de la production
mondiale de pesticides est utilisée
pour le coton, qui ne représente que
5% des surfaces cultivées).
Les engins de culture consomment du
diesel, surtout dans les immenses
exploitations américaines. Le
transport, ensuite : qu'il vienne
d'Ouzbékistan, d'Inde ou des
Etats-Unis, le coton parcourt
plusieurs milliers de kilomètres
jusqu'à la filature. Cette opération
nécessite elle-même de l'énergie,
ainsi que le tissage,
l'ennoblissement (teinture et
finition, qui utilise des produits à
base de pétrole) et la confection.
Il
faut enfin compter avec
l'acheminement du produit fini
jusqu'en France. Tour cela aura
nécessité plus de 870 MJ, soit 25
litres de pétrole (source : Bio
Intelligence Service). Mais le
jean consommera encore l'équivalent
de 37,7 litres de pétrole lors de
son utilisation (lavage + lessive).
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Combien de pétrole dans mes pneus ?
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Un pneu = 27 litres de
pétrole |
Un pneu = 27 litres de pétrole
Un
pneu "classique" de 7,25 kg est
constitué de 5 kg de gomme (environ
les deux tiers du poids) et de 2 kg
d'acier et de rayonne. La gomme est
elle-même constituée en grande
partie de caoutchouc synthétique et
de noir de carbone, des produits
issus du pétrole.
Le
pneu doit ensuite être "vulcanisé"
dans un moule durant dix à quinze
minutes, à une température comprise
entre 150°C et 200°C et sous une
pression de 21 bars. Au final, 27
litres de pétrole sont nécessaires
pour un pneu tourisme (21 litres
pour les matières premières et 6
litres pour le procédé de
fabrication), et jusqu'à 102
litres pour un pneu poids lourd
(source : Michelin).
La
solution : le rechapage. Ce procédé
offre une seconde vie au pneu en
collant une nouvelle bande de
roulement à la carcasse. Or c'est
cette dernière qui contient 70 % du
pétrole du pneu. On économise ainsi
18 litres de pétrole (source :
Bridgeston).
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Combien de pétrole dans mon jus d'orange ?
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Un verre de jus d'orange
= 2,5 g de pétrole |
Un verre de jus d'orange = 2,5 g
de pétrole
Plus de 80 % du jus d'orange
consommé en Europe vient du Brésil,
premier producteur mondial. Soit
un trajet de 12 000 km pour arriver
dans notre supermarché.
Afin de réduire les coûts de
transport, il est transformé en
concentré par évaporation de l'eau,
puis congelé à - 18°C. Résultat :
pour produire une tonne de jus, il
faut 100 kilos de pétrole et 24
tonnes d'eau (qui lui seront
ajoutées une fois l'Atlantique
traversé).
C'est encore pire pour le jus
d'orange en provenance de Floride :
un seul litre requiert une tonne
d'eau et 2 kilos de pétrole
(source : Suren Erkman). Le
dilemme, c'est que boire du "pur
jus" ne règlera pas la solution : le
jus non concentré pèse plus lourd et
il faudra plus de bateaux pour le
transporter.
Réfléchissez bien toutefois avant
d'acheter vos légumes à n'importe
quelle saison : pour chaque
calorie de carotte venue d'Afrique
du Sud par avion, il faut brûler 66
calories de carburant.
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Combien de pétrole dans mon yaourt ?
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Un yaourt aux fraises = 6 g
de pétrole |
Un yaourt aux fraises = 6 g de
pétrole
Difficile d'évaluer la quantité de
pétrole "contenue" dans un produit
aussi complexe qu'un yaourt aux
fruits. Il y a la matière première
(fraises, sucre, lait, pot,
étiquettes…), mais aussi le trajet
et le stockage du produit.
Selon les estimations d'une
scientifique de l'institut allemand
Wuppertal, il aura fallu parcourir
9 115 km aux différents ingrédients
du yaourt pour arriver dans votre
frigo. En tout, il faut compter 40 g
de pétrole par kilo de yaourt.
Ajoutez 136 g de pétrole si vous
allez l'acheter en voiture au
supermarché, et 13 g pour le
conserver 2 semaines dans le
réfrigérateur.
Un autre institut suisse a calculé
l'énergie utilisée pour la
fabrication des différents
ingrédients d'un hamburger
(salade, steak, oignons…) et a
trouvé un total de 20 MJ (soit
1,3 litre de pétrole environ).
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Combien de pétrole dans mon ordinateur ?
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Un ordinateur = 612 litres
de pétrole |
Un ordinateur = 612 litres de
pétrole
Un ordinateur de
24 kilos accompagné d'un écran
17 pouces nécessite 1,8 tonne de
matériaux dont 240 kg d'énergie
fossile (312 litres de pétrole
environ), 22 kg de produits
chimiques et 1500 litres d'eau
(source : Greenpeace).
Prenez en compte
que 80 % des composants viennent
d'Asie et que la majorité des
ordinateurs voyagent en avion (pour
arriver plus vite : les clients sont
pressés !), et vous pouvez rajouter
300 litres de carburant par
ordinateur.
S'il est difficile
de trouver un ordinateur fabriqué en
bas de la rue, on peut au moins être
plus écolo sur l'utilisation :
préférez par exemple les ordinateurs
portables qui consomment 50 à 80 %
de moins que les postes fixes, et
une télé à écran plat qui permet
60 % d'économie par rapport à un
tube cathodique. Et surtout,
gardez votre équipement le plus
longtemps possible sans céder
aux sirènes des appareils dernier
cri.
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Combien de pétrole dans mon autoroute ?
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Un kilomètre d'autoroute
= 59 800 litres de pétrole |
Un kilomètre d'autoroute = 59800 litres de pétrole
Quand on pense
transport, on réfléchit d'abord au
carburant pour faire rouler les
voitures. Mais il faut aussi compter
le revêtement de la route (à refaire
tous les 10 ans environ). Voici
notre propre évaluation du pétrole
nécessaire au revêtement d'un
kilomètre d'autoroute.
L'enrobé contient
4 à 6 % de bitume, un résidu du
pétrole, et sa fabrication nécessite
700 MJ/tonne (il faut chauffer entre
140°C et 170°C). (source: USIRF).
Pour une autoroute de 2 x 2 voies et
une épaisseur d'enrobé de 20 cm
(moyenne basse), on obtient 35
tonnes de bitume et 10,8 tonnes
d'équivalent pétrole pour la
fabrication.
Des solutions plus
écologiques commencent à voir le
jour. Colas, le leader mondial de la
construction de routes, a ainsi mis
au point un liant de nature
végétale, sans dérivé pétrochimique
ni bitume, et un enrobé dont la
température de fabrication est
réduite et qui permet de 20 à 25 %
d'économies d'énergie.
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Combien de pétrole dans ma vie quotidienne ?
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Le pétrole nécessaire pour :
| Prendre un bain par jour pendant un an |
1180 litres de pétrole |
| Chauffer un appartement de 80 m² pendant
un an au chauffage fioul collectif |
1600 litres de pétrole |
| Parcourir 15 000 km en voiture (moyenne
française annuelle) |
1260 litres de pétrole |
| La production sous serre d'un kg de
concombre |
0,6 litre de pétrole |
| La production d'un kg de viande de boeuf |
2 litres de pétrole |
| La production d'un kg de poulet |
0,2 litre de pétrole |
| La production d'un kg d'agneau de
Nouvelle-Zélande (transport inclus) |
7,9 litres de pétrole |
| La production d'une tonne d'azote pour la
fertilisation des cultures |
valeur suspecte retirée ! |
| Une paire de chaussures de sport de
jogging |
6 litres de pétrole |
| 1 litre de détergent en bouteille
plastique |
0,5 litre de pétrole |
| 1 ramette de papier (500 feuilles, 80
g/m²) |
2,8 litres de pétrole |
| Un matelas futon double en coton |
120 litres de pétrole |
| Un lave vaisselle |
93 litres de pétrole |
| Source :
BeCitizen |
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