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Pour une gestion globale de l'eau... Pour préserver la forêt et la biosphère...
Membre de la Ligue Européenne de l'Ecologie et de l'Environnement
 

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Quoi de neuf ?

2011
La création du système solaire... [14/1/2012]
Bonne année 2012. C'est pas la fin. Pourtant... [28/12/2011]
Durban rattrapé par la crise [4/12/2011]
Identité et crises en Europe [4/7/2011]
FMDD - Méditerranée - Climat - Sécheresse - Chine - Juin 2011 [17/6/2011]
Deux évènements partenariaux [17/5/2011]
Invitation France Bleue : France-Chine, partenaire global stratégique [25/1/2011]
2010
Bonne année 2011- Lettre de Décembre 2010 [26/12/2010]
Pour une gestion globale de l'eau - Jean-Marc Hauth [26/12/2010]
Lettre de Novembre 2010 [23/11/2010]
DD - Contribution introductive au DD pour les PME (PH) [3/8/2010]
DD - Contribution de Hager ben Jaffel : Les Etats Unis et le développement durable [3/8/2010]
Eté 2010 : Historique et fondamentaux du développement durable - Dossier du LEDD [Lundi 2 août 2010]
Lettre août 2010 - Supplément Précaution & Santé [2/8/2010]
La santé environnementale, le nouvel enjeu d’aujourd’hui pour demain [2/8/2010]
Lettre Juillet-Août 2010 - Une écologie à panser (et repenser) [2/8/2010]
Climat : changer d'urgence notre vision de l'écologie ! [2/8/2010]
     

2012 : Contre l'assèchement des consciences !

 

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Eléments publiés récemment

 


Lettre de décembre 2011 : Durban, indulgences modernes et subprimes du carbone. La comédie de Copenhague continue : Durban rattrapé par la crise [4/12/2011]
     

Yves Martin, notre ami, est décédé.
France Bleue rend hommage à son travail et à sa lucidité
Rediffusion de la Lettre de Novembre 2009

 
Extraits

Cette lettre contient :

Yves Martin nous livre ici son analyse en forme de testament. Principal collaborateur de Jean-Louis Borloo et de Michel Rocard pour la commission sur la taxe carbone - qui l'a mis dans une rage certaine mais nous y reviendrons ! -, il travaille également avec notre réseau depuis de nombreuses années pour le plus grand bénéfice de nos anlyses.

Extraits du texte d'Yves Martin

L’organisation internationale de la lutte contre le changement de climat est aujourd’hui axée, dans les pays industrialisés, sur des engagements de chaque pays sur leurs niveaux  d’émissions à une échéance donnée.

Or le niveau des émissions de chaque pays  dépend d’un très grand nombre de facteurs :  du PIB par habitant, de la densité de population, du climat local et de ses évolutions en cours , des ressources énergétiques locales, de la division internationale du travail, des choix d’investissements lourds peu réversibles qui ont été faits à une époque où l’on ne prévoyait pas le changement de climat (conception de l’habitat, infrastructures de transports, organisation urbaine, organisation de la production industrielle, mode de production d’électricité).....

L’impossibilité de définir, à priori, une clef de répartition équitable de ces engagements de résultat, constitue un frein très fort à l’adoption d’engagements suffisants : à Kyoto a été décidée une baisse moyenne, entre 1990 et 2012, de 5 % seulement des émissions des pays industrialisés signataires, soit 6 fois moins que l’augmentation prévisible des émissions des pays non signataires, sur la même période.

 

Les 8% de réduction d’émission de l’Union Européenne, seront atteints, pour l’essentiel, par des changements d’énergies pour produire l’électricité (ce qui ne demande aucun changement de comportement de la part des européens qui manipulent toujours le même interrupteur) et par la chute du mur de Berlin qui a déclenché dans les pays de l’Est une rénovation profonde, économique et énergétique très bénéfique. Le partage, entre les états membres de cette réduction modeste de 8% entre 1990 et 2010 a été inévitablement arbitraire ce qui freinera la suite si on persiste dans cette voie : Kyoto ne constitue pas un précédent qui démontre que l’on peut espérer augmenter, à la vitesse nécessaire, les niveaux des engagements nationaux sur la réduction des émissions et le nombre de pays engagés.

 

Texte complet


La lettre complète de Novembre 2009
     

L'écologie humaniste a besoin d'une reconstruction populaire de l'esprit de République

Quitte à paraître répétitif, répétons qu'il ne faut pas casser la démocratie et le bon sens républicain pour les doux yeux de la gouvernance mondiale. Entendons-nous bien : celle-ci est nécessaire. Tout comme l'Europe comme institution régionale intermédiaire. Mais il serait illusoire de croire qu'elle peut se construire hors des peuples, hors de l'Histoire et hors, surtout, des réalités de la géographie.

L'Europe, la seule qui vive et qui avance dans les périls sans se soucier de celle des traités, reste l'Europe des Nations. Merkel et Sarkozy font et défont l'Europe. L'équipe de France périt d'avoir cru qu'il est possible de faire corps sans alliance de ses meilleurs métaux. Le débat belge vient de nous rappeler à cette évidence : sans langue commune, il est difficile de se comprendre dès lors que les égoismes apparents s'opposent. Pourquoi ? Parce qu'il n'appartient pas seulement aux élites de se comprendre. Nul n'en attend pas moins d'elles. Il appartient aux peuples, cette grande idée que la vulgate vomit à tort,  de se comprendre.

[Lire l'intégralité de l'éditorial de Juin 2010
Lettre Juin 2010 - Ne pas casser l'esprit de République pour les doux yeux de chimène...

 

Patrice HERNU
Président du réseau France-Europe-Planète Bleue


Dans la logique de cet éditorial, le réseau France Bleue vous invite à participer :

  • à la 8è édition du Forum Mondial du Développement Durable  réuni à Marcoussis (Essonne) les 24, 25 et 26 juin 2010 pour explorer précisément les nouveaux territoires du développement et examiner comment la coopération décentralisée s'inscrit dans ce mouvement de reconstruction du sens et de la durabilité ;
  • au dîner-débat organisé le 29 juin au Sénat en partenariat avec le réseau France Bleue par nos amis de "Diplomatie et Développement Durable" sur la durabilité du développement de la Chine avec l'intervention d'un ministre plénipotentiaire actuellement en poste à l'Ambassade de Chine

Pour ceux qui voudraient enfin comprendre pourquoi le "CO2 est un asséchant plus qu'un réchauffant", nous vous informons de cette réunion dans un cadre humaniste et philosophe qui se tient autour des développeurs d'un procédé qui va révolutionner l'usage de la biomasse et qui utiliser la "vraie" propriété du CO2 ! Une bonne manière de ne pas mourir idiot et d'arrêter d'écouter le comité du fossile auquel fait allusion Patrice Hernu dans son éditorial. Mais, les places sont ultra limités et il faut faire vite.
 
L'éditorial ci-dessus est un prolongement du dialogue entre Edgar Morin et Patrice Hernu dans le dernier numéro de la revue "Décisions Durables" dont vous trouverez un extrait ci-dessous.

 

Oui, nous formulons des voeux...

Nos voeux pour 2012

Chacun a pu le lire. Nous venons de vivre l'année la plus chaude depuis le début du siècle achevé. En soi, cette "révélation" répétée comme un cri de victoire, et aussi sèche dans son contexte alors que le négociations sur le climat, après l'épisode de Durban, sont dans l'impasse la plus totale, constitue l'information. Certes, en France , des températures moyennes de 13,6 degrés, supérieures de 1,5 degré à la normale, signe une étape. Mais derrière le "c'est entendu, il n'y a plus rien à discuter", il y a en fait une imposture. Pas dans le fait, évident, mais dans une sorte de manipulation passive de l'opinion.

Le précédent record de chaleur date de 2003. Le GIEC (IPCC) dans son futur rapport devrait commencer à pointer le problème de l'eau et ne plus seulement le considérer comme une rétroaction aux effets induits du CO2... [Lire la suite]

Nos voeux pour 2011

Certains trouveront cette carte de voeux provocante. Elle l'est, si vous regardez les évènements actuels avec les yeux des bien pensants. Mais elle dit la vérité.

La vérité ! Quelle vérité ?

Le réchauffement climatique que symbolise la diminution de nos sous-vêtements dans cette carte maintes fois recyclée est une réalité. Après plusieurs siècles de refroidissement au sortir de l'optimum climatique du haut moyen-âge, un petit-âge glaciaire a culminé en 1860. A partir de cette date,  les tempéatures sont naturellement remontées.Ce fait est incontestable. Présenter des graphiques débutant systématiquement à cette date pour illustrer le réchauffement anthropique sans rappeler le contexte historique, relève donc de la manipulation. Il n'empêche qu'à la fin du 20ème siècle, par son industrie, l'Homme a contribué à  des désordres climatiques supplémentaires, lesquels  se sont enchaînés à la sortie du Petit Âge Glaciaire. Pour la plupart des scientifiques, cette part supplémentaire du réchauffement n'est pas  "naturelle".

Conséquence des gaz à effet de serre tels que l'eau, trop présente dans l'atmosphère, le CO2 et le méthane, ce réchauffement devrait produire sur la biosphère des effets perturbants mais globalement plutôt bénéfiques. Il reste éminemment nécessaire de combattre ces émissions et nous soutiendrions les efforts de la communauté internationale s'ils étaient réels et n'avaient d'autre conséquence que de maintenir une rente pour tous ceux qui bénéficient de l'exploitation directe ou indirecte des énergies fossiles, sans, nous semble-t-il, s'attaquer aux vraies causes. 

Mais la biosphère souffre de ces désordres. Car ils s'accompagnent d'un assèchement climatique global qui, non seulement alimente le réchauffement plus encore que l'inverse, mais détruit également la biosphère,  progressivement. Du fait de l'appauvrissement des sols, de l'urbanisation et de toute une série d'impacts sur les nappes phréatiques, les émissions excessives de CO2 ne trouvent plus à se fixer, car l'eau manque à la végétation.

La déforestation est l'une des premières causes de désordre climatique. La communauté internationale, notamment à Cancun, a décidé de comptabiliser les forêts à la mesure du carbone qu'elles séquestrent naturellement. Ce premier pas est à saluer. Il demeure pourtant très largement insuffisant ; cette comptabilité ne tient pas compte du cycle de l'eau. Or l'eau stockée dans l'écosystème global de la forêt est un élément capital.

Du désordre du cycle de l'eau, il résulte que l'eau du ciel va trop vite à la mer. Les épisodes neigeux sont trompeurs. Ils sont un symptôme de l'assèchement et non de l'inverse !

L'ONU a décrété 2011 année internationale de la forêt.Nous formons le voeu qu'elle soit l'occasion d'aller plus loin dans la compréhension de la nécessité vitale de préserver ce capital. Pas de forêt saine sans son carburant et son comburant : le carbone venu des racines du ciel, l'eau venue des racines de terre. Le carbone ne manque pas tandis que l''eau attendue des nappes se raréfie !  

Ci-joint le logo officiel qui, malheureusement, 
donne une mauvaise image 
du fonctionnement écosystémique de la forêt !

Tel est l'un des messages que Jean-Marc Hauth martèle depuis des années en pratiquant lui-même, ajoutant le geste à la parole,  l'aménagement de biefs pour illustrer concrètement la nécessité d'une gestion globale de l'eau.

Au moment où une grande revue internationale, leader sur les problèmes liés aux enjeux globaux,  l'a surnommé le "water man", nous publions pour cette nouvelle année un texte qu'il nous a confié il y a quelques mois. Cette publication accompagne le soutien que notre réseau apporte à la sauvegarde du Lac Tchad. Pourquoi ? Parce que ce lac est emblématique de la difficile équation que pose une alliance équilibrée entre une nature fluctuante, et tétue, et les hommes qui ne le sont pas moins !

La bataille pour la protection de la biosphère est un enjeu de première importance.Nagoya, Cancun et l'année de la forêt sont des signes que cette priorité est mieux reconnue, mieux comprise. Il ne s'agit pas de dire que le monde s'est trompé de priorité sous l'effet de lobbies. Juger cette période appartient désormais aux historiens de demain. Il s'agit aujourd'hui que pays développés, pays émergents et pays pauvres nouent en quelque sorte une nouvelle alliance pour la préservation d'un environnement commun. La question de l'eau n'est pas une mode. Elle pose de redoutables problèmes d'aménagement. Car un paysage se modèle au fil des décennies, voire des siècles. Sauf s'il s'agit de le saccager. Au regard des modes de production, il faut espérer que les Etats sauront inciter les entreprises à économiser les énergies et les matières premières critiques. La mode du greenwashing est telle, parfois par pure récupération des attentes du public, qu'il est possible cependant de l'espérer. Mais rétablir le cycle de l'eau exige une révolution d'une autre ampleur. Elle concerne non plus seulement la ville et l'industrie mais tout le territoire que les hommes occupent. Il serait vain d'espérer y parvenir sans une vraie reconquête du politique.

Cette nécessité remet au devant de la scène l'alliance entre l'Homme et la Nature, laquelle avait fondé voici quelques petits milliers d'années, le début ce que nous appelons "notre civilisation"...

Patrice Hernu

Président de France Bleue   


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