. France-Europe-Planète Bleue



Imprimer au format A4 (Print)Inscrire un nouveau membre (New recipient)Le site officiel France Bleue France Bleue - Blue Earth Europe - Lettre d'octobre 2009 17/10/2009

A la veille de la conférence de Copenhague, mieux situer la responsabilité dans les déréglements climatiques est essentiel car cela guide le curseur des priorités entre atténuation et adaptation, entre CO2 et biodiversité...

     

L'homme et le réchauffement climatique. Débat ouvert le 4 novembre 2009

 

Cliquer pour élargir

A la veille de la conférence de Copenhague, mieux situer la responsabilité de l'homme dans les déréglements climatiques est essentiel car cela guide le curseur des priorités entre atténuation ("mitigation") et adaptation d'une part, lutte contre les pures émissions de CO2 et protection du cycle de l'eau, de la biodiversité, des terres et des forêts d'autre part.

Se fondant sur les conclusions du GIEC, certains considèrent -ou considéraient mais c'est l'occasion de faire le point- que la responsabilité essentielle sinon totale du réchauffement incombe à l'homme. C'est le point de vue défendu officiellement par
- Pascal Légitimus, comédien, ambassadeur de la campagne pour la lutte contre les changements climatiques auprès de la Commission européenne ;
- et Jean-marc Jancovici, ingénieur, spécialiste de l'énergie et du climat.

Ils sont invités à nous présenter leur point de vue et à débattre.

Cette soirée est organisée par l'association VALEUR ECOLOGIE avec laquelle nous travaillons en partenariat avec le Fonds Français pour la Nature et l'Environnement.

En tant que réseau think tank et militant de la connaissance, le réseau FRANCE-EUROPE-PLANETE BLEUE a une opinion plus "circonstanciée" sur le changement climatique. Mais, le débat demeure une nécessité permanente.

L'aggravation des "conditions climatiques" nous apparaît clairement liée à l'activité humaine. Toutefois, pour nous, le débat sur les mécanismes demeurent.
 
Les arguments d'Allegre qu'il tire des travaux de nombreux universitaires américains, notamment climatologues, y compris écologistes réputés, ne sont pas forcément tous faux ! Ce sont "ses" conclusions qui apparaissent erronées. Elles travestissent, selon nous, les arguments qu'il utilise.

"Il semble désormais à peu près acquis que le dégagemenent de CO2 n'entraîne une altération anthropique sensible du climat qu'à partir du moment où les capacités d'absorption à ph constant par l'océan sont atteintes. Mais, selon les études et notamment les plus récentes,tel est bien le cas depuis au moins 20 ans.
 
En conséquence, l'acidification qui intervient lorsque, par compensation, le pH (potentiel Hydrogène qui est la mesure commune de la basicité et de  l'acidité précisément1) s'abaisse, détruit la biodiversité et les capacités de stockage de l'eau (et du carbone) dans les terres, l'humus et les forêts. Comme ces derniers sont également atteints par l'action directe de l'homme sur ces milieux, la part de l'eau dans l'atmosphère -en réalité le facteur déterminant direct de l'effet de serre tandis que les GES sont les médiateurs et les catalyseurs de cet effet - devient excédentaire. Et, tout se dérègle.
 
L'homme est donc bien la cause finale des déréglements mais, les mécanismes avancés dans la vulgate climatique et parfois dans le rapport dit des décideurs de l'IPCC constituent encore, malgré les progrès de l'IPCC-IV par rapport à l'IPCC-III, une simplification abusive.
 
En clair, cela met effectivement un terme au débat politique sur la nécessité de combattre le CO2 émis et surtout de protéger terres, forêts et cycle de l'eau. Cette nécessité est acquise. Même les grands patrons américains ne s'y sont pas trompés et, au départ réticents, ils ont eux-mêmes proclamé cette urgence. Cela ne met pas un terme à la recherche et à la compréhension des mécanismes, ce qui est indispensable pour se préparer également à l'inévitable "adaptation". [Patrice HERNU, en conclusion lors d'une précédente conférence]
 
Fixer les priorités de la lutte internationale exige une meilleure compréhension des phénomènes. Surtout au niveau continental. Les dernières avancées de la science climatique, particulièrement depuis un an, par exemple sur le rôle de l'antartique ou sur les séquences H2O-C2O, enrichissent enfin la connaissance du climat et, de ce fait, constituent de nouveaux guides pour l'action. Il serait criminel de ne pas en tenir compte au nom d'une vulgate religieuse."

Voilà donc un débat d'actualité qui a toutes les chances de se révéler passionnant.
 
(1) - Précision introduite entre parenthèse à la suite de la remarque d'un lecteur

Se présenter à l'assemblée nationale avec l'invitation en pièce liée :

Invite4nov2009.pdf
Commentaires : [Réagir] [Afficher ceux déjà publiés]
     

Ouagadougou - L'Afrique vers Copenhague - FMDD - La contribution du Forum Mondial du Développement Durable à la déclaration finale

 

En présence d'une vingtaine de chefs d'Etat africains et de nombreuses personnalités (Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy, secrétaire général adjoint de l'ONU, et Jean-Louis Borloo), l'Afrique préparait la conférence de Copenhague du 9 au 11 octobre 2009. Cette conférence était adossée à une conférence d'expérience confiée au Forum Mondial du Développement Durable qu'anime son délégué général Emile H. Malet. Le président du réseau France Bleue participait à cette session en tant qu'expert, rapporteur et intervenant (cf. plus loin ses propositions).

Le développement durable intègre étroitement les aspects humains, économiques et environnementaux. Selon l’état d’avancement des pays dans ces trois domaines, la priorité doit porter plus particulièrement sur l’une ou l’autre de ces trois composantes.

Pour l’Afrique, globalement, il n’y a aucune ambiguïté, le développement humain doit primer : l’accès à l’eau et à la nourriture, tout comme l’accès à la santé et à l’éducation sont prioritaires. Ils sont et seront le terreau du développement économique. Ce qui ne veut pas dire que l’environnement ne doit pas pris en considération dans le choix des projets de développement, simplement il n’en est pas l’objectif principal.

Le risque majeur apporté par le changement climatique réside dans l’accentuation des cataclysmes naturels : sécheresse et pluies diluviennes désorganiseront une agriculture traditionnelle peu productive alors même que la population est en croissance rapide.

L’Afrique contribue aujourd’hui de façon marginale au réchauffement climatique mais, de par sa position géographique, elle sera le continent qui lui paiera le plus lourd tribut. Il est donc équitable qu’elle soit aidée dans son combat pour en réduire et en gérer les conséquences  avec, comme priorités, le développement d’agricultures nourricières, l’aide aux populations des régions les plus vulnérables, la lutte contre la désertification et la mise en place d’infrastructures pérennes permettant de réduire les dégâts provoqués par le dérèglement du climat.

Avant de présenter ses propositions, le Forum tient à rappeler quelques évidences qui sont des préalables absolus à la réussite :

  • La mobilisation pour le développement humain ne peut être efficace que dans des régions de paix et d’entraide ;
  • Les initiatives locales, au plus près du terrain et des réalités quotidiennement vécues, sont sources de créativité et d’innovation ; elles doivent être encouragées et accompagnées ; 
  • Le soutien de l’aide internationale doit se focaliser prioritairement sur des projets présentant de solides garanties de durabilité ; 
  • L’engagement ferme et l’implication des gouvernants des pays bénéficiaires de cette aide internationale sont essentiels dans la mesure où ils renforcent l’autonomie des institutions de ces pays ; 
  • Le partage des expériences, réussies ou ratées, est un moteur de progrès.

Enfin et surtout, il tient à rappeler que la compréhension des enjeux du développement durable et l’accès aux connaissances et à l’expérience de l’humanité sont des armes indispensables dans le combat que mènent les populations africaines contre une nature instable et difficile à maitriser. Aujourd’hui, l’Afrique souffre globalement d’un déficit d’éducation et de formation professionnelle, de l’école primaire à l’université. Ce déficit obère le développement économique et humain dans un continent où les besoins sont immenses eu égard à la jeunesse de la population.

Le développement durable s’inscrit dans le temps long et les progrès issus de l’éducation ne sont sensibles qu’au regard d’une vision générationnelle. Les urgences d’aujourd’hui ne doivent pas faire oublier ce fait ; un souci majeur de la coopération internationale doit être d’aider les Etats africains à améliorer l’enseignement et la formation. L’élévation du niveau éducatif conditionne la réussite des politiques de développement et entraine un changement des comportements démographiques, en particulier une baisse de la fécondité, condition nécessaire à un équilibre durable entre populations et ressources.  

Consulter les 10 propositions finales du forum

Les 6 sessions d'expert 

  1. Session 1 : Le changement climatique : opportunités et contraintes environnementales, sociales et économiques
  2. Session 2 : Les stratégies locales, nationales et régionales de développement durable en vue de préserver les ressources naturelles
  3. Session 3 : Quelle coopération internationale avec l’Afrique dans une perspective de développement durable ?
  4. Session 4 : Les mobilités et leur impact économique, financier et politique
  5. Session 5 : Le développement durable entre contraintes environnementales, mondialisation et défis démographiques
  6. Session 6 : Santé, Afrique et mondialisation
Commentaires : [Réagir] [Afficher ceux déjà publiés]
     

Poursuite du débat sur la fiscalité carbone

 

à l'invitation de Laurent LAFON, Maire de Vincennes,
Conseiller Régional du Val-de-Marne, une c
onférence Débat sur la

Taxe anti-carbone

animée par Gilles David, se tiendra sur le thème "Taxe carbone, révolution fiscale ou taxe supplémentaire ?" avec

 Patrice Hernu
Président de France Europe Planète Bleue
Administrateur de l’Insee
Le mardi 27 octobre 2009 à 19h30
Salle Robert Louis (Cœur de Ville) Face à la Mairie.

Tous nos amis de la région parisienne sont évidemment invités à cette occasion.

     

Le dernier livre du délégué général du Forum Mondial du Développement Durable, Emile H. Malet

 

En interrogeant le capitalisme, la mondialisation et le développement durable, cet essai propose un diagnostic sur la crise que traverse le monde et évoque les moyens d'en sortir. (Emile H. Malet, journaliste, essayiste en médaillon)

Dans sa phase d'économie politique, le capitalisme est né et a pu se développer dans le sillage des Lumières et de la démocratie : les biens sont progressivement devenus abondants, la grande pauvreté a régressé en maints endroits et l'industrialisation a connu un boom extraordinaire au XIXe siècle. En devenant un outil financier de plus en plus sophistiqué, en se délestant de sa dimension sociale, en laissant l'argent-roi assurer une suprématie totale sur les sociétés civiles, en biologisant les esprits et les comportements avec des technologies attrape-tout et réductrices de civilisation, le capitalisme s'est retrouvé contre le monde...

Emile H. Malet - Le capitalisme contre le mondeEt aujourd'hui, dans un contexte de grave crise financière, le capitalisme va jusqu'à fragiliser la mondialisation au risque d'en casser l'essor et les ressorts. Cet essai recense toutes les scories sociales, culturelles, sanitaires, économiques, politiques et consuméristes d'un monde sans qualités. Chez nous et chez nos voisins, au nord comme au sud, la révolte gronde parmi les nouvelles générations, et déjà apparaissent des retours de flamme identitaires, protectionnistes, nationalistes et xénophobes. Comment en sortir, en limitant la casse économique et le désordre politique ? Le développement durable apparaît comme une chance, le réen-chantement du social comme une injonction et le retour du politique comme un impératif de bon aloi. Après la chute du mur de Berlin, en 1989, la chute contemporaine du mur de l'argent peut augurer de nouvelles clairières au XXIe siècle.

Emile H. Malet présentera les enjeux de Copenhague devant le club Dialogue et Démocratie Française le 9 décembre.

Commentaires : [Réagir] [Afficher ceux déjà publiés]
     

Mardi 20 et mercredi 21 octobre 2009 - Porte de Versailles : premier salon de l'entreprise durable

 

Initiative intéresante ! Le salon Entreprise Durable prend la suite des fameuses J3D (Trois jours du DD qui se tenait au Palais des Sciences Porte de la Vilette). Un seul mot d'ordre : non au green-washing, passons à l'action.

2200 m2 d'expositions mais surtout plus de 70 conférences : de quoi faire le plein des retours d'expériences et des réels avancées dans le quotidien des entreprises.

Nous vous proposons tout particulièrement :

  • mardi 16 heures avec Brigitte Vu et Odile le Cam sur les bases du bilan carbone [S'inscrire gratuitement] ;
  • mercredi 16 heures avec Emile H. Malet (délégué général du Forum Mondial du DD) et Gaëlle Coignet (France Nature Environnement) sur les enjeux de Copenhague [S'inscrire gratuitement] ;
  •  mardi et mercredi 11 heures : le rôle des banques animé par Yann Emilian (Affinion International) [S'inscrire gratuitement] ;
  • mercredi 14 heures : le carbone dans la démarche stratégique des entreprises avec Nicolas Houdant (Energies Demain) [S'inscrire gratuitement] ;
  • mardi 14 heuures : quel est le bon niveau territorial avec Emile Breuzard (Alsace Nature-Environnement) [S'inscrire gratuitement].

Pour s'inscrire aux autres conférences :

http://www.j3d-paris.com/
     

Deux Propositions visant à permettre la valorisation régionale (africaine) des ressources « critiques » du développement durable dont, a contrario, l’Afrique est encore riche sans pouvoir les exploiter dans des conditions de « soutenabilité équitable »

 Les déficits des nations les plus développées débouchent en fin de compte sur un déficit de l’énergie et des matières premières nécessaires à leur croissance telle qu’elle s’exprime actuellement. Dès lors, pour assurer la sécurité des ressources, il ne faut pas déconnecter les aspects financiers et monétaires des questions concernant le climat et l’énergie.

Peut-on développer un système monétaire et financier régional aptes à répondre à ces objectifs ? Cela non seulement pour lui-même mais également globalement en offrant une plate-forme de transition vers la durabilité des écosystèmes rendant des services aux sociétés ainsi que vers une économie consommant moins de carbone,  émettant peu de gaz à effet de serre et établissant un pont entre les monnaies de réserve de l’Afrique et la valorisation des ressources rares spécifiquement africaines.

Patrice Hernu (en médaillon), président du réseau, a développé plusieurs propositions lors de la session des experts du Forum Mondial du Développement Durable tenu à Ouagadougou du 9 au 11 octobre. Les chefs d'Etat ont mis à l'ordre du jour la discussion de mécanismes financiers propres à assurer la durabilité du développement africain. Ces propositions seront dans le package pour Copenhague. Elles seront également portées à l'ordre du jour de la session 2010 du FMDD qui se tiendra à Bamako (Mali).

Le résumé de l'intervention de Patrice HERNU et ses propositions.  

Commentaires : [Réagir] [Afficher ceux déjà publiés]
Imprimer cette Weblettre