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Interview de Patrice Hernu sur le Bretton Woods du Carbone dans Expansion.Com Programme de l'Espace Planète Bleue du 17 décembre 2008Entre 10 et 11h : inauguration par le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo accompagné de Ms Connie Hedegaard, ministre de l'énergie et du climat de Danemark.
Visite à l'espace Planète bleue énergies de la mer, puis immédiatement après une présentation de l'hydrolienne française Sabella installée sur le parvis et conférence de presse du ministre français. fin de la visite vers 11h15
Vers 13h : interview de la ministre danoise par Brigitte Bornemann-Blanc.
15h à 16h : table ronde sur la "Gouvernance : intégration des énergies renouvelables de la mer dans l'aménagement du territoire" diffusée en direct et précédée de l'interview de Ms Connie Hedegaard
Intervenants Catherine Bersani (Meeddat) : politique du développement durable de la mer et du littoral. Jean-Yves de Chaisemartin Maire (Ville de Paimpol) : aménagement d'une ville et réflexion au sein d'une communauté urbaine pour une bonne gouvernance. Yves Henocque : quel apport de la connaissance scientifique dans la mise en œuvre de la planification de l’aménagement mer / littoral.
Animation de la table ronde par Yolaine de La Bigne, directrice de la publication Neoplanète.
Mardi 18 novembre 2008 - 22.20 sur Arte
D'ici peu, l'Europe devra revoir radicalement son énergie. Quelle forme prendra cette révolution ? C'est ce à quoi répond l'enquête pointue présentée dans le film de notre amie, biende notre réseau, Marie HELLOUIN (réalisé par Claude Lahr)
ENERGIE : LE FUTUR A CONTRE-COURANT
Diffusé sur Arte Mardi 18 novembre 2008 à 22.20 La thématique principale tourne autour de la question : comment repenser le tissu urbain ? Pour prévenir la catastrophe et l'eventuel black-out, mais aussi pour y survivre.
L'enquête est inquiétant et malgré tout optimiste. Bref, un film efficace d'une cinéaste écolo engagée mais impartiale : à ne pas rater.
A voir également sur France 5 lundi 17 novembre 2008 à 20 :35 Emission enregistrée « Les détectives de l’histoire » Tchernobyl : Qui est coupable ? Un expert ami et bien connu de notre réseau, Henri Lehn, fera la synthèse en direct sans avoir vu le reportage auparavant. Bonne courage Henri.
Mardi 25 novembre 2008 CITE DES SCIENCES - LA VILLETTE - Paris Les Journées du Développement Durable Cycle Recherche - 12:00-13:00 Le consensus actuel (GIEC) sur les origines humaines du réchauffement climatique est-il remis en cause par la Théorie du dédoublement ? - Jean Pierre Garnier Malet en est certain et pense l'avoir démontré.
- Patrice Hernu en doute et pense que l'activité humaine est la cause principale de réchauffement climatique.
Ils en débattent sans tabou après avoir exposé leurs points de vue. [En savoir plus]
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Quoi de neuf ?
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Espace Planète Bleue des énergies marines
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Les mers et les océans sont une source considérable d’énergie pour les pays et les industriels qui ont la volonté d’en maîtriser les technologies. De nouveaux rapports s’établissent entre les différents acteurs pour aménager les sites d’exploitation et intégrer ces énergies marines dans un mix énergétique renouvelable. 3B Conseils avec le soutien du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et de Comexposium ont préparé un "Espace énergies marines" dans le cadre de la semaine du développement durable de l’Ademe (CNIT - La Défense - cf. l'invitation spéciale "bleue" jointe) : "Planète Bleue". 1 - L’énergie des vagues et de la Houle – Le Projet Sea REV
L’Europe, est leader mondial dans le développement de dispositifs houlomoteurs. Fin 2007, on dénombrait 46 projets des énergies de la mer tout confondu (source IEA). Deux techniques sont essentiellement développées. - Les colonnes d’eau oscillantes… pas de changement ;
- Les systèmes à flotteur transforment les vagues en oscillations qui actionnent un piston et produisent ainsi de l’électricité
En France, le laboratoire en pleine mer, à 15 km du Croisic - Région des Pays de la Loire, le SEM-REV (Site d’Expérimentation en Mer pour la Récupération de l’Energie des Vagues), conçu par Alain Clément CNRS – Ecole centrale de Nantes sera opérationnel dès 2010 pour y tester et mettre au point les prototypes en grandeur nature. SEAREV y sera testé, tout comme les autres systèmes aujourd’hui en développement (PELAMIS, etc..). 2 - Les éoliennes en mer Les éoliennes en mer exploitent des vents plus forts et plus réguliers qu'à terre. Les impacts, visuel et sonore, compte tenu de l’éloignement, n’y ont bien sûr pas de la même importance. Il faut néanmoins trouver le bon compromis pour gérer la mixité des usages sur cet espace de liberté, assurer la protection d’un milieu fragile. L’objectif est de gérer et de partager des espaces « mer et littoral » entre les usagers traditionnels (pêcheurs, plaisanciers et autres activités civiles ou militaires….) et les activités en devenir comme l’exploitation des énergies marines. L'accord pour la construction du premier parc éolien français en mer de la " Côte d'Albâtre" a été donné en septembre 2005. Il est réalisé par Enertrag en Seine Maritime, au large de Veulettes sur Mer et de Saint Valéry en Caux à 8 kms des côtes. 21 éoliennes de 5 MW Multibrid 5000 développeront une puissance de 105 MW. Le début de l'exploitation est prévu pour 2009. 3 – la première hydrolienne sous-marine française : Sabella Les projets d’hydroliennes en Europe utilisent les courants de marées. Cette énergie a l'avantage d'être prévisible à long terme et sa proximité avec la côte facilite le raccordement au réseau de distribution électrique terrestre. La France possède le potentiel le plus important après le Royaume-Uni, près des côtes du Cotentin et de la Bretagne. Une hydrolienne s’apparente à une éolienne sous-marine : le courant fait tourner les pales d’une hélice immergée et l’énergie mécanique est transformée en courant électrique. Les hydroliennes sont plus petites que les éoliennes. Une des raisons est la densité de l’eau qui est près de 800 fois supérieure à celle de l’air. Les courants exploités sont de l’ordre de 5 nœuds (environ 2,5 m/s) Sabella, projet labellisé par le Pôle mer Bretagne en 2007 est développé par Hydrohélix, SOFRESID (SAIPEM), In Vivo Environnement, Dourmap avec le concours de : Région Bretagne, Ademe, Conseil général du Finistère, Brest métropole océane et Quimper Communauté. Les premiers essais en mer se sont tenus entre avril et août 2008 dans l’estuaire de l’Odet à Bénodet ; une deuxième campagne est prévue à partir de décembre. Des projets en développement De grands groupes industriels s'intéressent à cette énergie. EDF a choisi Open Hydro, une technologie irlandaise pour le premier parc d‘hydroliennes qui sera installé en France au large de l’île de Bréhat et Paimpol. EDF est partenaire d’autres projets notamment Seagen (GB), Harvest, Legi – Université de Grenoble financé par l’ANR (France)… Par ailleurs, en Bretagne, le projet Hydro-Gen est en cours de développement avec l’ENIB. 4 – Les autres exposants sont Brest métropole océane, DCNS qui a notamment permis la mise à l’eau de Sabella pour la première campagne d’essais entre avril et août 2008 et qui s’engage dans les néergies marines… France-Europe-Planète Bleue vous invite donc à venir rencontrer les grands acteurs du développement durable de la mer et du littoral sur cet espace "Planète Bleue" (invitation en pièce jointe ci-dessous) Vous pouvez également cliquer directement sur le lien ci-dessous à droite et entrer votre code "bleu".
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Trois rendez-vous TOP PARTENAIRE sur le DD
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6ème ForumMondial du Développement Durable LE FINANCEMENT MONDIAL DU DEVELOPPEMENT DURABLE Paris, 19 et 20 Décembre 2008 - Sénat, Palais du Luxembourg Le financement de l’économie mondiale et de son développement fait de plus en plus l’objet de critiques, tant par les manquements éthiques et autres spéculations que par les mouvements erratiques de capitaux (subprimes, tensions monétaires, cours des matières premières). On observe également des aberrations financières : fuite des capitaux des pays les plus pauvres, financement du Nord par le Sud, pays en développement exportateurs nets de capitaux, pays émergents finançant les déficits américains… Dans le contexte de la plus grave crise financière depuis 1929 et d’une mondialisation sous tension financière, le développement durable rend d’autant plus nécessaire une régulation économique et environnementale. Les sources du financement du développement durable sont très variées : des financements traditionnels (publics et privés : aide publique au développement et financements publics multilatéraux régionaux et bilatéraux, banques de développement, Banque Mondiale, FMI… banques commerciales, banques d’affaires, coopératives et mutuelles, ONG) aux nouveaux financements (micro-finances, fonds souverains, fondations, banques islamiques, ONDS mondial pour l’environnement). La prise en compte d’une dimension « durable » du développement concerne tous les compartiments de l’économie internationale, notamment les énormes investissements à consentir dans l’énergie, les technologies, la recherche, l’éducation, l’habitat, les transports et la santé. Par ailleurs, les modalités « durables » du financement font l’objet de débats aussi éclectiques que géostratégiques (Eco taxes, taxations d’activités diverses, emprunts). Cette problématique du financement du développement durable répond aux préoccupations contemporaines d’une mondialisation mieux régulée et prépare l’avenir des prochaines générations.
Confrontations Europe, en partenariat avec l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) le 27 novembre 2008, au Parlement européen, Bruxelles (Salle A1G3) « La sureté nucléaire : un bien public mondial » Le nucléaire civil se développe partout, en Europe et dans le monde. La construction de nouvelles centrales ravive les interrogations sur la sûreté, notamment dans les « pays nucléaires émergents ». Commet faire de la sûreté un enjeu de régulation mondiale ? Pourra-t-on sous-traiter la sûreté, et suffira-t-il d’une coordination des Autorités de sûreté ? Comment créer des cadres efficaces et renforcer les coopérations ? Faut-il aller jusqu’à créer des Autorités internationales ? Des acteurs du secteur, des élus territoriaux et des représentants institutionnels de plusieurs pays d’Europe et du monde échangeront leurs positions et leurs propositions sur cette question d’intérêt mondial, et répondront à vos questions. Vous trouverez en pièce-jointe le programme du colloque et le bulletin d’inscription. Pour tout renseignement ou information, contactez
| Avec la participation d'Ecologie Radicale et la Commission Affaires Etrangères et Européennes du Parti Radical | Les Entretiens de Valois ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE | | La construction d'un Avenir Energétique Durable | Mercredi 19 Novembre 2008 de 19h.00 à 20h30, 1 Place de Valois -75001 Paris | L'Europe se caractérise par une grande dépendance énergétique. Elle importe actuellement 50% de ses besoins en énergie et cette dépendance devrait atteindre 70% d'ici à 2030. Les ressources pétrolifères prouvées devraient diminuer à partir de 2050. La transition vers les autres énergies est inévitable, mais elle sera difficile. Les difficultés tiennent à de nombreux facteurs : la densité énergétique, les surfaces nécessaires pour produire des biocarburants, le caractère intermittent et difficilement prévisible des flux (vent, énergie solaire, marées), qui nécessite de concevoir avec soin des capacités de stockage et la distribution géographique des sources d'énergies renouvelables. Compte tenu du poids du secteur énergétique dans les émissions de gaz à effet de serre et de la hausse durable du prix des énergies fossiles, la question énergétique a pris une importance considérable tant dans la vie quotidienne des européens, que dans la vie économique et la stabilité du monde, comme l'atteste le vote à la quasi unanimité à l'Assemblée Nationale du projet de loi « Grenelle I ». Le changement radical de la donne énergétique nécessite de passer rapidement du crépuscule à l'aurore par la construction d'un avenir énergétique durable, dans lequel sera défini tant au niveau européen que national : - Une politique de l'Energie,
- L'importance des énergies renouvelables
- La place du nucléaire
| Stéphane BUFFETAUT Président de l'Observatoire européen du développement durable du CES européen Vice président de la section transport énergie Ancien député européen | Charles BEIGBEDER Dirigeant-fondateur de Poweo, 1er opérateur d'électricité indépendant Président de Génération Entreprise Membre du conseil de surveillance de l'Institut Aspen France | | Patrice HERNU Administrateur de l'INSEE Président du réseau France Bleue Président de la Ligue Européenne pour l'Ecologie et l'Environnement Membre du Forum Mondial du DD | Thomas BRANCHE Direction Générale de l'Energie et du Climat Direction de l'Energie/Industrie Nucléaire Chef du bureau Politique publique et tutelle MEDDAT | Réservation obligatoire auprès d'Eléonore Scaramozzino : yascaramozzino@aol.com
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L'agenda du G20 et l'agenda Climat-Energie
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La crise des subprimes a fait suite, après le fameux 11 novembre, à la décision de la banque fédérale de ramener le taux directeur à 1% afin de faciliter la reprise par le crédit facile ainsi que par les mesures prises, sur cette base, pour faciliter le crédit hypothécaire. Que n'entend t'on pas en France, à droite et à gauche sans distinction, ceux qui réclamaient un alignement sur cette politique gloser aujourd'hui sur les origines financières et politiques de la crise.
Ils se trompaient et continuent de se tromper en pensant que la relance de type keynésien est durablement adaptée à la situation même si, conjoncturellement, elle est sans doute inévitable dès lors qu'elle est pratiquée avec modération. Car, elle n'est pas la solution. Elle est comme une médication qui pourrait emporter le malade s'il en abusait. Le sommet du G20 en a pris acte en recommandant une politique équilibrée de soutien à l'économie, tenant le grand compte des réalités nationales.
La crise est celle de la dette écologique des pays industriels "classiques".
Le mécanisme des subprimes était simple : en prêtant à des taux au départ dérisoires à des ménages (les ménages « subprimes », c'est-à-dire ceux qui n’étaient notés « prime » c'est-à-dire solvables- on aura bientôt une deuxième vague de problèmes avec les ménages intermédiaires quasi solvables ou quasi insolvables -) dont une proportion non négligeable n’avait les moyens de subvenir durablement aux mensualités de remboursement, les prêteurs croyaient jouer en toute sécurité.
En effet, la valeur des biens immobiliers augmentaient sans cesse et les prêteurs considéraient que le marché portait la demande. En revendant le bien des ménages en rupture de paiement, les porteurs de créances récupéraient le différentiel entre le taux d’intérêt réel et celui consenti (s'il avait été imprudemment moins élevé celui du marché) ainsi que la valeur résiduelle des mensualités perdues. Cela laissait même espérer une très large marge. Ce mécanisme est très proche de celui du scandale de la Garantie Foncière mais, cette fois, à l’échelle d’un Etat.
Dans ces conditions, il devenait plus productif de revendre les créances et de se concentrer sur la vente à crédit, et pour les acheteurs de ces créances de les titriser pour se prémunir des risques. Outre qu’il était fondé sur la faillite nécessaire - et donc espérée, le scandale éthique était là - d’un certain pourcentage des ménages acheteurs, ce calcul reposait, pour fonctionner, sur deux conditions: - Aucun ralentissement du pouvoir d’achat global des ménages ne devait survenir afin que d'autres ménages puissent racheter les immeubles perdus par les plus pauvres ; - L’immobilier devait poursuivre la hausse de la valeur des biens.
Ce n’est donc pas en soi les subprimes qui ont provoqué la crise mais le ralentissement de l’activité économique des USA. Celui-ci est intervenu parce qu’ils vivent globalement à crédit et que dès lors la hausse du prix du baril (à cette époque) s'est conjugué au tarissement (relatif, c'est à dire eu égard aux conditions internes de l’offre et de la demande) des ressources énergétiques des USA. Aussi bien, l'effort immédiat du G20 s'est-il porté sur la concertation des politiques de soutien à l'activité, reportant la moralisation du système aux réunions ultérieures.
L’analyse poussée plus loin montrerait que la baisse de l’immobilier reflète une crise de la rente foncière dans les pays industriels elle-même reliée à la crise de l’énergie. Peu importe ici. Quelque soit l'angle, le problème de l’énergie apparaît en dernier ressort.
Nous ne sommes pas les seuls à avoir annoncé, avant la crise des subprimes, que le renchérissement des ressources pétrolières allait provoquer une crise du crédit aux USA en raison de la cavalcade des crédits hypothécaires. Si d’ailleurs, le prix du baril n’avait pas brutalement baissé, par un mécanisme de compensation du marché, une seconde vague de crise de crédits hypothécaires, encore plus violente que la première, serait intervenue. Elle n’est pas encore totalement écartée et cela contribue explique également à expliquer le revirement à 180° du plan Paulson juste à la veille du G20...
Il est donc effectivement utile de moraliser rapidement le fonctionnement des organismes financiers, de relancer immédiatement les économies, de débloquer à cet le crédit et de stabiliser les parités monétaires. Mais cela ne fera qu’empêcher l’emballement de la crise. Cela ne la jugulera pas car, chacune de ces politiques, portent en germe elles-mêmes des éléments d'approfondissement des causes durables de la crise.
Revenons en arrière.
1944, Bretton Woods : pour retrouver une stabilité et la confiance dans la monnaie, condition du plan Marschall pour ouvrir un marché extérieur aux USA, il est décidé de revenir, provisoirement, à la valeur sure qu’est l’or. Le retour à l’étalon or permet à la suprématie du dollar de s'exercer et de réguler le SMI par le primat de la puissance. Grâce à la guerre, le dollar a accumulé des réserves d’or tandis que les autres pays n’en possèdent plus guère...
Mais, du coup, les USA commencent à vivre à crédit en finançant ainsi leur déficit .
Au départ, ce système profite à tous.Car, si les Etats amis s’endettent, les politiques keynésiennes, celles dite des revenus notamment, leur permet de récupérer assez vite leur dette.
1971 : les réserves d’or s’épuisent progressivement et les USA vont abandonner la convertibilité en or. Ils vont sur la lancée des habitudes prises réussir à faire du dollar la monnaie de réserve dominante, c'est-à-dire symbolisant une confiance sans contrepartie autre que celle accordée aux bons du Trésor américain.
1974 : la première crise du pétrole signe la première alerte. Dans le même temps, le fameux « peak oil » est atteint aux USA ; le dollar se trouve alors sans contrepartie autre que la pression exercée par la puissance industrielle et les habitudes du sysème financier.
Mais la confiance s’érode progressivement. Cela d’autant plus que la diplomatie armée des USA n’ouvre pas le contrôle escompté des ressources (Irak, Iran, Caspienne).
Le fait est que les pays industrialisés doivent désormais importer leurs ressources énergétiques. Non seulement ils deviennent dépendants des pays qui les possèdent mais corrélativement ils contractent une dette financière globalement correspondante à celle-ci (celle des Etats). A l'inverse, une large part des pays émergents a résorbé la leur : le FMI est sans travail ou presque ! Le G20 se penche sur les nouvelles fonctions qui pourrait lui être attribuées...
Il y a évidemment des nuances à apporter. Ainsi, le nucléaire, en France , lui permet de ne pas passer immédiatement en récession.
La crise financière est dès lors provoquée par la crise des ressources parce les liquidités monétaires, par exemple celles qui ont été crées par ces ressources (fonds souverains, etc.) – qui sont à l’extérieur du système classique -, ne peuvent pas se mobiliser sur les investissements productifs des USA et dans une moindre mesure européens. Pourquoi ? Parce que les ressources énergétiques nécessaires pour assurer leur mise en œuvre future ne sont pas garanties tant que la confiance dans les monnaies concernées n’est pas elle-même restaurée. Comme la monnaie est « l’expression ultime de la rareté », les acteurs ont vite fait de faire leurs calculs.
En clair, la crise est provoquée par la crise de l’énergie, elle est prolongée par la crise de l’énergie et elle ne résorbera qu’avec un accord entre les pays industriels et les possesseurs des ressources.
C’est sans doute encore possible, c'est la bonne nouvelle du G20. La mauvaise est que bientôt, ce ne le sera plus sans difficultés majeures.
En effet, il se trouve qu’on consomme trop de fossiles globalement (climat – biodiversité), et que les pays émergent en ont encore plus intensément besoin que nous.
Ce paradoxe, voire cette contradiction signe aussi les termes d'un accord possible. La crise financière est l’expression de la crise duale "climat-énergie" et non l’inverse.
Si on ne règle pas la question de la monnaie et celle du climat en parallèle, il est impossible de parvenir à un accord stable entre les grands pôles régionaux. Evidence du point de vue géopolitique, sur le plan macroéconomique globale, monnaie et rareté du carbone expriment une quasi-tautologie.
Les ressources carbone fossile sont le gaz, le pétrole, le charbon. Le carbone biologique ou vivant est essentiellement constitué de la biomasse. Les deux ressources sont limitées : - Les premières par la contribution à l’effet de serre (et accessoirement par leur rareté prochaine même si ce point est plus que discutable (voire faux, ce ne sera qu’une rareté relative, relative à un prix de marché) ; - Les secondes par les surfaces mobilisables et la compétition commencée entre les biofuels, l’habitat (crise des surfaces immobilisées) et l’alimentation.
Or, l’un et l’autre sont indispensables au développement dont on projette qu’il provoquera sous peu le doublement des besoins.
Voilà pourquoi en première approche, le carbone est devenu l’indicateur central de toute valeur au regard de tout processus de développement.
Il est donc devenu indispensable d'inciter les pays détenteurs de ressources à les conserver. Il ne suffit pas que les pays consommateurs les économisent. La régulation en aval par le consommateur, a priori plus favorable puisqu'elle permettrait le contrôle de la rente, ne peut plus être menée isolément d'une régulation amont par les pays détenteurs. Le "new deal" est dans ce "marché" : il faut parvenir à un deal entre consommateur et détenteur, tout en comprenant bien que la Chine est dans les deux camps. A l'instar des USA aux lendemains de la guerre, cette situation en fait un "grand" désormais incontournable car, en raison de sa dualité (énergie-climat), le carbone nécessite une régulation duale.
Réguler la quantité de carbone mise sur le marché, encourager le développement des solutions alternatives et permettre à la Chine comme à d'autres pays émergents de monétariser leurs futurs certificats carbone, voilà quelques objectifs de base pour les futures discussions.
Le carbone biologique pose un problème complémentaire qui ne peut être écarté de la régulation : - L’exploitation de la forêt et la disparition des puits de carbone (biomasse et humus des sols) correspond à environ 40 à 60% des émissions de GES : donc, là aussi, il faut monétariser les puits de carbone pour dissuader les pays détenteurs de les détruire.
C’est pourquoi nous proposons que les organismes de micro crédits intègrent les certificats carbone locaux certifiés par les agences dépendant de la banque de compensation carbone, et qu’ils soient fédérés au niveau des pôles régionaux. Les banques régionales de développement devraient arbitrer elles-mêmes entre les usages de la biomasse : conservation, alimentation, habitat et bio fuels. Ce qui revient également à effectuer des choix entre le climat, la biodiversité et l'empreinte du dévelopement.
Sur ce plan, Pro Natura International, Affinion International, Omni avec le concours également du FFNE, France Bleue et HD21, nous avons formulé des propositions très détaillées.
Une leçon ressort : il sera demain nécessaire d'articuler l'agenda de la réforme financière et celui de la discussion de l'après Kyoto parce que la crise se manifeste sous divers aspects. Mais, fondamentalement, elle est "une".
Patrice Hernu Président du réseau
Note : nous publierons dans ces colonnes les propositions et les analyses réalisées par le groupe de travail constitué de Guy Reinaud (Pro-Natura International - Partenaire de la Global Clinton Initiative) , Robert Knowles (OMNI GROUP - UK), Yann Emilian (Affinion International) et Patrice Hernu (FFNE-HD21 et Club de Venise). D'autres économistes ont prévu de se joindre à ce groupe.
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