Quoi de neuf ?
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Faute d'avoir su prévenir les causes, il faut d'urgence se préparer à limiter les impacts.
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Les dangers environnementaux liés au climat, aux conflits sur l'usage des terres et de l'eau, aux atteintes à la biodiversité sont une réalité à laquelle est désormais confronté le "Gouverner, c'est prévoir". La sphère publique, Grenelle ou pas, nationale, européenne et internationale, s'y met !
Nous vous présentons dans cette lettre quelques initiatives auxquelles notre réseau participe directement ou indirectement ou que, tout simplement, nous soutenons, comme celle de Pro Natura International sur les futurs réfugiés climatiques :
I - La 2ème conférence internationale, "Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser", le 30 mai 2008
II - Les premières rencontres nationales du risque public, mercredi 28 et jeudi 29 mai 2008
III - Dîner-débat « Réfugiés climatiques »
4 juin 2008 à 19h30
IV - La gouvernance locale des aires protégées et des espaces dédiés à la biodiversité - Rapport officiel
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L'environnement entre dans les problématiques de la sécurité globale, civile et de défense
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La prise en compte des risques environnementaux majeurs devient une composante essentielle de la sécurité globale. Nous avons déjà présenté le numéro 3 des cahiers consacré à ce thème : les risques environnementaux : sommes-nous prêts ?. On y trouve une introduction de Chantal Jouanno, alors conseillère du Président de la République sur les questions environnementales et devenue, depuis, la nouvelle présidente de l'ADEME.
Ces risques concernent la sécurité tant intérieure qu’extérieure et parfois de manière très intriquée. Ainsi, les risques géostratégiques liés à l’énergie constituent autant un enjeu de la défense de la France et de l’Europe qu’un porteur de menaces collatérales pour la sécurité sanitaire ou civile des habitants. Sommes-nous prêts ? La question est très vaste tant elle imprègne tous nos comportements. Dans le cadre de la réforme des instituts liés à la sécurité - IHEDN-Chear-Ierce-Inhés - préparé par le rapport Bauer à la demande du Président de la République, ces questions sont désormais explicitement prises en compte (consulter le rapport Bauer).
Nous vous proposons de consulter également :
dans ce même numéro la synthèse de Patrice Hernu concernant le rapport du WDGU établi pour l'ONU sur les risques de conflits découlant de menaces de nature environnementale ;
le rapport complet (version anglaise uniquement disponible) sur le site des cahiers de la Sécurité
dans ce même numéro également le résumé (P.H.) du colloque "Repenser la Défense à la lumière du Développement Durable" (cf. ci-dessous)
L'article Sécurité et adaptation sont indispensables pour absorber le choc climatique (Antoine-Tristan Mocilnikar - Référence de la page : www.cahiersdelasecurite.fr/cs3/mocilnikar)
le relevé de la conférence donnée par Patrice Hernu aux "Rendez-vous du Chear" sur le thème : "Conflits environnementaux : quelles conséquences pour la sécurité globale ?" (la restitution de la conférence)
Les conflits environnementaux passés et actuels sont aujourd'hui relativement nombreux même s’ils continuent souvent d’apparaître sous des visages classiques (conflits interétatiques) ou pseudo-classiques (terrorisme ou rivalités ethniques). Mais, en fait, les conflits, pour lesquels il est admis qu’ils ont une origine environnementale, qu’il s’agisse de l’utilisation de l’eau, des terres, ou des ressources biotiques et abiotiques, sont au nombre de soixante-treize sur les deux dernières décennies. L'environnement est de fait à la source de la majorité des conflits modernes et, sans doute, leur importance a été sous-estimé dans le passé. Car, si dans ces conflits, l’environnement est l’élément pertinent, voire déclencheur, il est ensuite "instrumentalisé" par d'autres enjeux qui n'auraient pas trouvé matière à s'exprimer de cette façon sans cette atteinte, prétexte ou catalyseur. Dans l'étude à laquelle Patrice Hernu fait référence, ces conflits ont été classés en fonction de quatre niveaux d’intensité : crise diplomatique, protestations, violences en mesure d'entacher l’intégralité de la nation, conflits qui sans être étatiques sont caractérisés par un recours systématique à la violence.
Pourquoi ?
De l’analyse des configurations conflictuelles typiques de ces conflits, nous espérons projeter ce que pourraient être demain les théâtres possibles de tension, pour lesquels le facteur environnemental viendra s’ajouter aux facteurs plus classiques qui conditionnent la sécurité globale. Tout cela devrait non seulement nous conduire à repenser la sécurité globale, et par conséquent les moyens mis en oeuvre mais aussi, à intégrer les données environnementales dans l'ensemble des stratégies de la sphère publique. Car, malheureusement, qu'il s'agisse de la rareté absolue ou relative de la ressource énergétique carbone et des désordres auxquels elle aboutit dans la biosphère globale, ou des conflits d'usage liés à l'eau et à la biodiversité, faute d'avoir cru à temps à la nécessité de prévenir les causes, il est désormais urgent de se préparer à atténuer les conséquences.
Encore faut-il comprendre ce qui se passe ! C'est l'objet, à différents niveaux, des colloques, conférences et rapport que notre réseau a choisi de vous présenter dans cette lettre.
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I - Conflits et post conflits : un enjeu environnemental
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Les conflits armés sont source de souffrance, pour les hommes victimes de la guerre et pour la nature.
Les problèmes environnementaux sont connus - eaux contaminées, dégradation des ressources naturelles, installations industrielles endommagées, pollutions marine et terrestre, munitions non explosées.
L'Ihedn (Défense), de son coté, entreprend également de repenser le concept de défense à la lumière du développement durable, notamment à travers un cycle de trois conférences (Le cycle est organisé à l'initiative du cabinet 3B Conseils par Brigitte Bornemann-Blanc, avec Louis Charles de La Taille, et Jean Menu, ancien chef du cabinet militaire du Premier ministre, Michel Ricard, président du Conseil national du développement durable, et Thierry Garcin, journaliste spécialisé - France Culture -).
L'objectif est de promouvoir une réflexion et de contribuer à apporter des propositions aux organisations internationales, comme l'ONU et ses agences spécialisées, l'UICN entre autres. La première conférence, tenue le 10 juillet 2007, proposait de réduire dans un cadre normatif international, les impacts environnementaux des actions et des activités militaires en temps de paix et en cas de conflits armées sans compromettre l’efficacité des forces armées (Une synthèse a été rédigée par Patrice Hernu dans le numéro 3 des Cahiers de la sécurité).
Nous vous confirmons que la 2ème conférence internationale, "Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser", se tiendra le 30 mai 2008 de 8h30 à 12h45 et de 14h30 à 17h.
Le thème porte sur les
"Nouveaux enjeux environnementaux des états-majors et des industriels européens
de l'armement en temps de paix,
dans le cadre de conflits et post-conflits armés".
Ecole militaire - Amphi des Vallières - 1 ou 21 place Joffre - 75007 Paris.
30 mai 2008
de 8h30 à 12h45 et de 14h30 à 17h
Merci de vous munir d'une pièce d'identité lors de la conférence. Le programme est joint et disponible sur le site : http://www.3bconseils.com.
Les transcriptions des interventions de la 1ère conférence du 10 juillet 2007 "Défense et Environnement: une nouvelle manière de penser" sont disponibles sur le site http://www.3bconseils.com ainsi que la synthèse publiée par les cahiers de la sécurité IHNES
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II - Les premières rencontres nationales du risque public
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Mercredi 28 et jeudi 29 MAI 2008
PARIS - PALAIS DES CONGRÈS
2 jours de débats, d’informations, d’échanges d’expériences et de formations dédiés aux responsables publics et aux acteurs privés concernés
3 CONFÉRENCES PLÉNIÈRES - 5 TABLES RONDES THÉMATIQUES
7 MODULES DE FORMATION
Evidemment, le MEDDAT est en première ligne. Jean-Louis BORLOO, Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, le précise dans le document programme proposé à l'initiative de Médéric Petit :
Le risque public est structurellement au cœur des activités du MEEDDAT : énergie, environnement, transports, aménagement du territoire. le ministère et l’ensemble des établissements placés sous sa tutelle, comme l’IGN, Météo France ou le BRGM, travaillent tous les jours en coordination avec les acteurs concernés, à déterminer, prévenir et gérer les risques qui surviennent ou peuvent survenir dans ses domaines de compétence, sur le territoire.
La prise en compte du ‘‘risque global’’ en tant que tel, est récente et encore trop incomplète en France, alors que nos amis anglo-saxons ont intégré depuis plus longtemps cette culture. Cette prise en compte doit notamment être en phase avec la montée en puissance des problématiques d’environnement et de développement durables et avec les transferts de responsabilité liés aux différentes lois de décentralisation. Ainsi, ces 1ères Rencontres Nationales du Risque Public sont nées d’un besoin exprimé par des responsables publics. Le MEEDDAT entend donc apporter une contribution forte à cette opération innovante et opportune, qui vise à délivrer un programme d’information et de formation spécifique en prévention et en gestion des risques publics pour les responsables concernés.
Jean Louis Borloo
Le président de France Bleue participe à la table ronde sur les risques environnementaux. Corine Lepage devrait également intervenir en séance plénière. On notera également la participation de Pierre Monzani, directeur de l'Inhés, qui a joué un rôle important pour sensibiliser la sphère de la sécurité intérieure à ces problématiques.
Sous réserve des modifications ultimes
(notamment d'autres participations de haut niveau)
Dernier flash d'info sur ce colloque
Aperçu du programme
Le programme détaillé (pdf 2 mégas)
S'inscrire en ligne
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III - En partenariat avec Pro Natura International : Dîner-débat « Réfugiés climatiques »
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La question des réfugiés climatiques n'est plus une hypothèse hasardeuse. Elle constitue l'une des configurations type de conflits environnementaux de l'avenir dans la nomenclature du WDGU proposée à l'ONU. Elle a également été abordée dans la conférence des Rendez-Vous du Chear (cf. plus haut). Il est utile que de l'inventaire des risques, on passe à la compréhension des mécanismes en cours, la plupart liés au déréglement climatique mais agissant par différents modes : montée du niveau de la mer certes - aspect le plus souvent présent dans les medias - mais aussi déplacement des populations en raison des pénuries d'eau (aspect méconnu du conflit actuel au Tibet), des disettes alimentaires ou de l'incapacité de la gouvernance locale à faire face à des catastrophes climatiques de grande ampleur (Birmanie). Tout conduit à prendre en compte sinon en charge ces problèmes...
Dîner-débat « Réfugiés climatiques »
4 juin 2008 à 19h30
Maison des Centraliens, 8 rue Jean-Goujon
Ce dîner-débat est organisé par Centrale-au-Cœur (groupement humanitaire et solidarité de l’Association des Centraliens) avec la participation de :
Jean Jouzel, climatologue, vice-président du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC)
Frédéric Tiberghien, conseiller d'Etat et président du Service Social d’Aide aux Emigrants (SSAE) et
Laurent Weyl, président du Collectif Argos - ouvrage « RéfugiésClimatiques »
et Guy F. Reinaud, président de Pro-Natura International (invitation partenariale de sa part transmise au réseau France Bleue).
Le débat sera animé par Pierre Siquier, vice-président de la Fondation Nicolas Hulot.
La thématique choisie portera sur deux questions :En quoi le réchauffement climatique impacte les pays les plus démunis et le développement durable ?
Comment faire face pour ces communautés forcées à migrer en raison des changements climatiques ?
Une participation de 30 euros est demandée pour le dîner.
Inscriptions et paiement en ligne à l’adresse :
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IV - La gouvernance locale des aires protégées et des espaces dédiés à la biodiversité
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Tel est le titre du rapport remis par Dominique Julien-Labruyère, ancien conseiller régional Génération Ecologie des Yvelines, ancien vice-président d'Ecologie Bleue et l'un des fondateurs du Parc Naturel de la vallée de Chevreuse, à la demande de Nathalie Kosciusko-Morizet, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du Grenelle de l’Environnement.
France Europe Planète Bleue a le plaisir de vous communiquer en toute première le rapport intermédiaire remis à la fin avril. Cette question est en fait d'une grande importance pour la biodiversité.
La secrétaire d'Etat souhaitait notamment que cette mission permette d'examiner en particulier, à partir des exemples de gestion des parcs nationaux, des parcs naturels marins et des sites Natura 2000, comment les nouvelles dispositions relatives à la participation des partenaires locaux, notamment celles inscrites dans la loi du 16 avril 2006 pour ce qui concerne les parcs nationaux et les parcs naturels marins, et dans la loi du 23 février 2005 pour ce qui concerne les sites Natura 2000, permettent un engagement citoyen plus actif dans la protection et la valorisation de ces espaces dans cet objectif.
Les conclusions de cette étude alimenteront les propositions du volet gouvernance de la stratégie nationale sur les aires protégées, que le Grenelle de l’Environnement a acté, ainsi que certains points relatifs à la concertation et à la participation dans le cadre du chantier national sur la trame verte et bleue.
Le rapport analyse tous ces points et formule au final 23 propositions. L’étude et les propositions de ce rapport d’intervention donnent un aperçu de la complexité et de l’ampleur de la protection de la nature dans notre pays. La diversité des modes de création, des types de protection, l’implication citoyenne et la gestion des organismes nationaux sont envisagés en prenant comme base une vision prospective.
Selon le rapport, la diversité du dispositif français de création d’aires protégées ne favorise pas son intégration au sein des politiques sectorielles de l’aménagement du territoire. La recherche d’une meilleure cohérence entre les politiques publiques, territoriales, préfectorales, nationales ou europénnes, pourrait inciter l’Etat à harmoniser tous ces systèmes. La gestion des risques environnementaux a également tout à gagner d'une meilleure gouvernance locale de la protection de notre patrimoine environnemental et d'une simplification pertinente des dispositifs. Outre qu'ils permettraient d'y voir plus clair, ils faciliteraient l'action et le respect de la nature en cas de crise.
Le rapport (pdf léger)
Page consacrée à ce rapport et forum de commentaires
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