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Imprimer au format A4 (Print)Inscrire un nouveau membre (New recipient)Le site officiel France Bleue Sauvons le Climat : ses réponses aux questions de la coordination 2007/4/14

  • La lettre avec toutes les contributions
  •  

    Une coordination écologiste pose de vraies questions aux candidats : la contribution de Sauvons le Climat (associé à la coordination)

    Un « prix juste, équitable, équilibre et si possible universel du carbone » constitue la priorité de toute politique locale, nationale, régionale (européenne) et internationale pour :
    - la lutte contre le risque de dérive climatique ;
    - la protection de la biodiversité liée à la modération du changement climatique ;
    - et le maintien d’un développement économique et social indépendant et sobre en énergies non durables (habitat, transport, consommation énergétique primaire).

  • La lettre avec toutes les contributions
  • La coordination
  • Sauvons le Climat : mieux connaître ce réseau sur le Net
  • Télécharger la contribution

    En médaillon, le président de Sauvons le Climat, Hervé Nifenecker
    Questionnaire-candidats.pdf



  • Quoi de neuf ?

    2010
    DD - Contribution introductive au DD pour les PME (PH) [3/8/2010]
    DD - Contribution de Hager ben Jaffel : Les Etats Unis et le développement durable [3/8/2010]
    Eté 2010 : Historique et fondamentaux du développement durable - Dossier du LEDD [Lundi 2 août 2010]
    Lettre août 2010 - Supplément Précaution & Santé [2/8/2010]
    La santé environnementale, le nouvel enjeu d’aujourd’hui pour demain [2/8/2010]
    Lettre Juillet-Août 2010 - Une écologie à panser (et repenser) [2/8/2010]
    Climat : changer d'urgence notre vision de l'écologie ! [2/8/2010]
    Nucléaire : comment ne pas s'interroger sur la gouvernance dite durable du secteur de l'énergie ! [2/8/2010]
    Energies sans fossile : des plans, des plans ! Les USA n'y arrivent pas et le couple franco-allemand se perd dans le désert ! [1/8/2010]
    L'Allemagne entend réduire la dette du mauvais renouvelable sur les générations futures. Oui mais... [1/8/2010]
    Iter, chance ou cadeau empoisonné pour la région PACA et l'Europe ? [1/8/2010]
    Faut-il se lancer dans d'immenses fermes solaires ? Appel à contrbutions et avis. [1/8/2010]
    La France repeint en vert le projet allemand Desertec et entend que l'UPM joue les gros télégraphistes de l'énergie du soleil [1/8/2010]
    La crise a réduit les émissions de CO2 plus surement que Kyoto-Copenhague ! [2/7/2010]
    Lettre Juin 2010 - Ne pas casser l'esprit de République pour les doux yeux de chimène... [Samedi 19 juin 2010]
         

    Contibution de Sauvons le Climat

    I – Taxe versus quota ou quelle fiscalité européenne incitative commune ?

    [Rappel] Comme l'Union Européenne dans les années 90, de nombreux économistes, tel Joseph Stiglitz, semblent assez favorables, en principe, à une taxe sur le carbone (de type Pigou) pour converger vers un "vrai prix du carbone". Or, pour des raisons historiques sur lesquelles il est difficile de revenir, l'Europe, suite notamment au protocole de Kyoto, est très engagée dans un système de quota, l'UE-ETS, pour les gros contributeurs. Ce système pose certes de nombreux problèmes. Pensez-vous qu'il est réellement possible de concilier des taxes pour les secteurs hors UE-ETS et un système de marché de permis, ceci "durablement", c'est à dire y compris en vue des accords post 2012 ? Quel sera votre position dans l’élaboration de la position européenne dans le concert des nations ?

    Les systèmes de quotas et de taxation ne nous paraissent pas incompatibles. La taxation s’appliquerait essentiellement aux ménages et les quotas aux industriels. En ce qui concerne la taxation la part à réserver à la taxation directe des combustibles fossiles (extension de la TIPP), d’une part et à celle prélevée sur la consommation future actualisée (taxe à l’achat de voitures ou de chaudières, par exemple), d’autre part sont à discuter de manière approfondie. Il faudra aussi veiller à ce que le système de taxation ne conduise pas à des prix exagérés du carbone contraires à l’optimum économique. H.Prévot a démontré qu’une réduction considérable des émissions était possible pour un coût inférieur à 400 Euros par tonne d’équivalent carbone émis, soit encore pour un surcoût de 50 $ par baril de pétrole. Aller au delà serait contre productif.

    II- Europe – USA - Asie : quel avenir commun ou comment rapprocher utilement les points de vue pour un accord multilatéral ?

    [Rappel] Pour ce qui concerne la stratégie européenne en vue des négociations post 2012, quelles recommandations, voire exigences, formulerez-vous qui seraient de nature à contribuer au rapprochement des points de vue des tenants des accords Asie-Pacifique-USA et des tenants du protocole de Kyoto tout en préservant les intérêts géostratégiques de la France et de l’Europe ?

    Le principe devrait être de prélever des taxes compensatoires sur les importations. Toutefois, en ce qui concerne les pays émergents et en voie de développement, le revenu de ces taxes pourraient être reversées aux dits pays pour encourager des développements propres (barrages hydroélectriques, centrales nucléaires, captage stockage CO2, par exemple)

    III- Quel objectif premier pour l’Europe ou quelle stratégie énergétique commune pour l’Europe ?

    [Rappel] L’Europe (et la France) doit-elle s’imposer à elle-même comme objectif premier d’augmenter la part des énergies actuellement comptabilisées comme renouvelables ou de minimiser la contribution globale nette aux émissions de carbone (question de l’hydraulique, de l’EPR, des biocarburants et des économies d’énergie) ?

    Minimiser la contribution globale nette aux émissions de carbone. Même les économies d’énergie doivent être jugées à l’aune de leur efficacité carbone. Par exemple le captage-stockage se traduit par une efficacité énergétique moindre mais par une bien meilleure efficacité carbone.

    IV- Europe : exemplarité ou dissuasion ou comment avancer sans être isolé ?

    [Rappel] Entre les partisans du « L'Europe doit montrer l'exemple » et ceux du « L'Europe ne peut pas faire payer à son économie la facture d'un effort de lutte contre les GES qui, faute d'être suivi par tous, serait effectué en pure perte », l'Europe a choisi une stratégie mixte. Qu'en pensez-vous ? Faut-il réformer les règles de l'OMC pour autoriser une compensation des efforts plus importants demandés sur un marché plus ambitieux tel que l'UE-ETS ? Faut-il revenir à terme vers un système de taxe intérieure européenne carbone qui, elle, peut être compensée au regard des règlements de l'OMC ? La taxe extérieure carbone vous paraît-elle constituer un élément dissuasif à retenir, à étudier voire à imposer ? L'Europe a-t-elle les moyens d'imposer à la communauté internationale des efforts supplémentaires dans la lutte contre la dérive climatique et comment ?

    Il faut probablement réformer les règles OMC pour obtenir une neutralité vis à vis du choix taxation-quotas. La taxe carbone extérieure est un élément à retenir (voir plus haut)

    V- Ecologisation de la fiscalité ? Comment, à quel niveau et à quel rythme ?

    [Rappel] Faut-il choisir l'écologisation générale de la fiscalité de préférence à une multiplication des taxes environnementales parafiscales ? Une solution peut consister à instaurer un système de taxe sur le carbone ajouté comparable au système de la TVA auquel il se substituerait en partie, c'est-à-dire sans création de ressources fiscales supplémentaires. Cette proposition a été très partiellement reprise par certains, parfois combinée avec une taxe sur l’énergie. Quel est votre point de vue sur l'écologisation de la fiscalité, ses outils privilégiés, la vitesse à laquelle il sera possible de procéder à des réformes fiscales allant en ce sens et sur l'articulation d'un tel dispositif avec l'harmonisation européenne et son intégration dans le dispositif de lutte contre la dérive climatique ?

    Nous sommes hostiles à une taxe sur l’énergie indifférenciée. Nous pensons qu’une taxe carbone généralisée d’un niveau significatif serait insupportable pour les faibles revenus. Des mécanismes de compensation devraient donc être étudiés et mis en œuvre (par exemple allocations personnalisées à l’énergie ou distribution de bons de réduction négociables). La taxation des investissements (voitures, chaudières à fioul ou gaz) devrait être une méthode privilégiée. Le produit des taxes carbone pourrait être affecté à alléger les taxes sur les industries de main d’œuvre, aux services et aux transports par rail ou voie d’eau.

    VI- Gouvernance et vraies priorités ou quelle intendance pour soutenir les politiques nouvelles ?

    [Rappel] A quel niveau placez-vous la priorité énoncée ? Avez-vous d’autres priorités écologiques supérieures à celles évoquées ci-dessus, qui correspondent au domaine d’engagement du Président de la République tant
    dans l’animation de son gouvernement que dans la représentation de la France au plus haut niveau de l’Europe et des Institutions internationales ? En termes de gouvernance, certaines réformes de l’Etat ou de la géométrie ministérielle vous paraissent-elles nécessaires à la mise en place des « priorités écologiques absolues » de votre future politique ?


    Pour nous, la priorité des priorités est évidemment la diminution des rejets de GES, CO2, mais aussi CH4 et oxydes d’azote. N.Hulot a proposé la création d’un vice premier ministre chargé de l’environnement. Nous pensons qu’il y a lieu de distinguer la protection de l’environnement local (gestion de l’eau, des DRIRE, de la sûreté nucléaire, des parc nationaux etc.) qui peut très bien être gérée dans le cadre d’un ministère de l’environnement classique avec des moyens accrus lui donnant une véritable indépendance vis à vis des ONG environnementales multinationales. par contre, les questions du réchauffement global (et de la biodiversité) sont , au premier chef, des questions internationales et européennes. Le vice premier ministre ou ministre d’état chargé du réchauffement global devrait donc être le ministre des affaires étrangères avec des compétences transversales.

    Contribution de Sauvons le Climat

    Le 23 mars 2007


    Télécharger la réponse sous pdf :
    Reponses-SauvonsLeClimat.pdf
    jean-pierre.hauet@beaconsulting.com
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