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Imprimer au format A4 (Print)Inscrire un nouveau membre (New recipient)Le site officiel France Bleue Nathalie Kosciusko-Morizet, ambassadrice de Nicolas Hulot auprès de Nicolas Sarkozy 1/4/2007

Retour à la Lettre de mars 2007 (II)
 

Qui fixera l'ordre du jour de ce Grenelle ? Quelles organisations seront invitées ?

Nathalie Kosciusko-Morizet tente d'amener Nicolas Sarkozy toujours plus loin sur les positions de Green-Peace et de l'Alliance. Situation paradoxale puisque Nicolas Hulot évoque lui-même ses doutes sur un certain nombre de sujets...





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2010
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DD - Contribution de Hager ben Jaffel : Les Etats Unis et le développement durable [3/8/2010]
Eté 2010 : Historique et fondamentaux du développement durable - Dossier du LEDD [Lundi 2 août 2010]
Lettre août 2010 - Supplément Précaution & Santé [2/8/2010]
La santé environnementale, le nouvel enjeu d’aujourd’hui pour demain [2/8/2010]
Lettre Juillet-Août 2010 - Une écologie à panser (et repenser) [2/8/2010]
Climat : changer d'urgence notre vision de l'écologie ! [2/8/2010]
Nucléaire : comment ne pas s'interroger sur la gouvernance dite durable du secteur de l'énergie ! [2/8/2010]
Energies sans fossile : des plans, des plans ! Les USA n'y arrivent pas et le couple franco-allemand se perd dans le désert ! [1/8/2010]
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La crise a réduit les émissions de CO2 plus surement que Kyoto-Copenhague ! [2/7/2010]
Lettre Juin 2010 - Ne pas casser l'esprit de République pour les doux yeux de chimène... [Samedi 19 juin 2010]
     

Nicolas Sarkozy propose un "Grenelle" de l'environnement

 

    NKM réunit Hulot et Sarko à qui il a fait mettre 7/20. Le lendemain, ceux qui ont eu la moyenne, Voynet, Bové et consorts rient avec Hulot. Cherchez Bruno Rebelle, conseiller de Ségo, ancien directeur de Green-Peace... Où est l'erreur ?

Nicolas Sarkozy a proposé, lors d'une rencontre avec une dizaine d'organisations écologistes non gouvernementales (ONG), de réunir un "Grenelle de l'environnement" dès septembre 2007 s'il est élu à la présidence de la République, rapportent des participants.

Le candidat de l'UMP "a parlé d'un Grenelle de l'environnement au lendemain, quasiment, des présidentielles (...) et il a dit que les ONG pourraient faire l'ordre du jour de ce Grenelle de l'environnement", a déclaré l'animateur de télévision écologiste Nicolas Hulot, organisateur de la réunion de samedi au Muséum national d'histoire naturelle.

"Nicolas Sarkozy souhaite que dès le lendemain de la présidentielle les ONG soient toutes associées à la définition d'un ordre du jour sur les grands sujets sur lesquels il y a des décisions à prendre", a confirmé la députée UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, conseillère du candidat pour les questions relatives à l'environnement.

"Il a donné un calendrier", a-t-elle ajouté : "Fixer un ordre du jour en mai et trancher en septembre dans un Grenelle de l'environnement."

Elle a précisé que la question très sensible des organismes génétiquement modifiés (OGM) figurerait parmi les sujets à l'ordre du jour.

Nicolas Hulot, qui a fait signer un "pacte écologique" aux candidats à l'élection présidentielle, a estimé que "tout (n'était) pas fermé", sur cette question.

"Il n'est pas pour le moratoire. Il ne s'est pas encore fait sa religion. Il attend que l'agence européenne se prononce mais lui-même, visiblement, a des doutes sur ce sujet", a expliqué l'animateur.

SARKOZY A DES "DOUTES" SUR LES OGM

Nathalie Kosciusko-Morizet a confirmé que Nicolas Sarkozy avait "des doutes et des réserves sur les cultures commerciales" d'OGM "qui, pour lui, ont peu d'intérêt", mais qu'il souhaitait "trouver un moyen de continuer la recherche sur le sujet."

"Je me suis expliqué sur un certain nombre de sujets considérables que sont la bio-diversité, la priorité donnée aux transports en communs, l'engagement qu'on doit prendre pour développer les énergies renouvelables, la TVA à taux réduit pour les produits écologiquement propres, l'éco-taxe pour éviter que les camions étrangers viennent en France, le financement des infrastructures", a pour sa part déclaré Nicolas Sarkozy.

A propos du projet de réacteur nucléaire EPR, dénoncé par les écologistes, le candidat de l'UMP a dit croire au développement de la filière nucléaire, "parce que c'est grâce au nucléaire que la France produit 18% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne des Européens."

"Mais ça n'empêche pas une très grande ambition pour développer l'énergie renouvelable", a-t-il ajouté.

Parmi les participants, un autre animateur de télévision, Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, a reconnu à Nicolas Sarkozy "une compétence et un intérêt évident" pour les questions environnementales.

"C'est rassurant pour l'un des présidentiables, incontestablement", a-t-il dit, tout en affirmant qu'il n'avait aucunement l'intention de donner des consignes de vote.

D'autres participants ont montré plus de scepticisme.

"Nous gardons un certain nombre de désaccords sur les mesures qu'il faut mettre en oeuvre pour faire entrer la France dans une nouvelle ère écologique", a ainsi déclaré Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.
Hulot-Sarko-NKM-Dugrain.jpg
www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=40965
     

Écologie : le retour de Nicolas HULOT agace à juste titre
Comment s'organise le chantage aux notations

 
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Déçu par la quasi-disparition de l’écologie dans le débat présidentiel, le présentateur de TF1 a ressurgi dans la campagne en affirmant pouvoir "donner un bon point supplémentaire à tel ou tel" d’ici le premier tour. Un retour généralement mal perçu dans les entourages des principaux prétendants à l’Élysée, où l’on estime que le "Pacte écologique" n’a pas été trahi.

Chez SARKOZY, la conscience tranquille

Au sein du parti majoritaire, les propos de Nicolas HULOT n’empêchent pas de dormir. "Peut-être est-il déçu de ne plus voir de battage médiatique autour de lui ?" fait ainsi mine de s’interroger Roselyne BACHELOT, avant d’ajouter qu’"on ne peut pas faire de la politique par compartiments et traiter uniquement du réchauffement climatique, en oubliant les retraites, la pression fiscale, l’immigration et tout le reste"... La députée européenne voit mal le présentateur d’Ushuaïa - qui a selon elle "réussi à sortir l’écologie du ghetto extrémiste dans lequel elle se trouvait" - "distribuer bons et mauvais points" aux candidats avant le 22 avril. Selon l’ancienne ministre de l’Écologie, "cela reviendrait pour Nicolas HULOT à faire des procès d’intention. Or, s’il devait quitter le domaine de la bonne foi, il deviendrait un petit politicien, ce qu’il ne veut pas être". "Il a tout fait pour rester apolitique et ne veut en aucun cas représenter une menace", renchérit Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, déléguée générale à l’écologie au sein de l’UMP, qui, si elle regrette "les ambiguïtés" d’HULOT, ne lui tient pas rigueur d’"utiliser les artifices de la médiatisation politique pour faire émerger à nouveau ses idées, puisque le souffle du Pacte est un peu retombé". Une analyse que tendrait à confirmer l’attitude de Nicolas HULOT lui-même, qui s’est réjoui, trois jours après ses déclarations menaçantes, que "les différents candidats se manifestent" à nouveau sur les questions écologiques, depuis sa "reprise de parole". "Je ne vois pas pourquoi il y aurait à craindre quoi que ce soit," estime donc la députée de l’Essonne, selon laquelle la mise au second plan de l’écologie s’explique en grande partie par le traitement médiatique de la campagne. "L’un des problèmes est que les journalistes politiques ne sont pas du tout thématisés", explique-t-elle ainsi, avant d’évoquer l’émission J’ai une question à vous poser, sur TF1, durant laquelle "aucune question sur l’écologie n’a été posée à Nicolas SARKOZY, alors que nous avions travaillé sur ce sujet". Et depuis, souligne Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, le candidat de l’UMP, par ailleurs chahuté par plusieurs associations sur la question des OGM (lire ci-contre), "prend les devants en évoquant dans chacun de ses discours un des aspects de son programme pour l’environnement".

Chez ROYAL, l’appel à la transparence

Dans l’entourage de la candidate socialiste, l’intervention tonitruante de Nicolas HULOT a été modérément appréciée "Après avoir lu Le Parisien, raconte Bruno REBELLE, conseiller de Ségolène ROYAL pour l’environnement, j’ai aussitôt appelé Nicolas. Il m’a dit qu’il s’était un peu fait piéger car ses propos plaçaient tous les candidats au même niveau alors que Ségolène ROYAL, il l’a reconnu, parle beaucoup plus d’environnement que les autres."

Or, et c’est bien là le problème pour le PS, cette confidence réconfortante n’avance pas à grand-chose tant qu’elle ne devient pas publique. "Il va devoir être profondément honnête et dire que tous les candidats ne sont pas égaux sur le thème de l’écologie", poursuit Bruno REBELLE, qui réclame une "démarche transparente" et se dit gêné par la "neutralité excessive" de l’animateur de télévision. "En disant " Tout le monde a signé mon Pacte, c’est formidable ", il a créé les conditions d’un piège qui s’est refermé sur lui", estime le conseiller de Ségolène ROYAL, qui encourage aujourd’hui HULOT à prendre parti. Car "s’il dit que tel ou tel candidat lui semble être le plus proche du Pacte écologique, cela peut faire basculer un certain nombre de votes et avoir des conséquences sur le résultat d’une élection qui s’annonce très serrée". Sous-entendu des conséquences favorables pour Ségolène ROYAL - qui a revu HULOT mardi, lors d’une rencontre avec de nombreuses ONG environnementales -, puisque la candidate socialiste ne pense pas pouvoir être prise en défaut sur la thématique écologique. "Le Pacte présidentiel fait de l’excellence environnementale un de ses piliers", rappelle ainsi Bruno REBELLE. Le collectif d’associations L’Alliance pour la planète avait d’ailleurs gratifié la candidate socialiste d’un très honorable 13/20, au moment de noter les programmes des candidats fin février. Et outre son CV - elle a été ministre de l’Environnement au sein du gouvernement BÉRÉGOVOY en 1992-1993 -, Ségolène ROYAL s’applique aussi à mettre régulièrement en avant son bilan dans la région Poitou-Charentes qui, selon son conseiller, "prouve que l’écologie n’est pas pour elle un enjeu secondaire".

Chez BAYROU, la carte LEPAGE

Depuis le 10 mars, François BAYROU et l’écologie se sont trouvé une grande amie commune, en la personne de Corinne LEPAGE. "Cela prouve que leurs projets étaient compatibles", souligne ainsi Julien RIVALS, spécialiste des questions environnementales au sein du bureau politique de l’UDF. Le ralliement de l’ancienne ministre de l’Environnement a d’ailleurs été rapidement exploité et a immédiatement eu des conséquences sur le discours du candidat centriste. "Au Zénith de Paris, le 21 mars, François BAYROU a insisté sur les enjeux et les défis qu’il fallait relever en matière d’environnement", souligne Julien RIVALS, qui regrette que ce discours - le candidat centriste est allé jusqu’à évoquer un "projet de société" basé sur l’écologie - ait eu très peu de retentissement médiatique. Quoi qu’il en soit, à l’UDF, on estime n’avoir rien à prouver en la matière. "François BAYROU ne met pas du développement durable partout, mais il a été le premier à répondre point par point à Nicolas HULOT", souligne le responsable de l’UDF, selon lequel "il y a aussi une volonté chez BAYROU de ne pas jouer la surenchère sur ce sujet, de ne pas en faire un thème de clivages". Du coup, Julien RIVALS - même s’il "trouve positif que Nicolas HULOT continue à jouer la mouche du coche" - estime "un peu injustes" les réflexions du présentateur de télévision, dont il pense qu’il "ne peut pas reprocher grand-chose à François BAYROU, en tout cas pas grand-chose de plus qu’aux autres candidats". Quant à Corinne LEPAGE, qui se félicite d’avoir vu le candidat centriste reprendre plusieurs de ses propositions, elle souligne que "le discours du Zénith, plus qu’une réaction aux déclarations de HULOT, est une conséquence du travail accompli ensemble". Et l’ancienne ministre de l’Environnement, pas tendre avec le présentateur d’Ushuaïa dont elle considère qu’il a plombé sa candidature (lire "Trois questions à..."), est prête à jouer pleinement son rôle auprès de François BAYROU. "Si Nicolas HULOT veut le critiquer, dit-elle, alors je m’en expliquerai avec lui..."



Un bulletin de notes qui fait débat


La semaine prochaine, L’Alliance pour la planète publiera un nouveau classement, notes à l’appui, des propositions écologiques des douze candidats à la présidentielle. Principe de l’exercice : évaluer les programmes des prétendants à l’Élysée au regard de 24 mesures jugées indispensables par le collectif d’associations. En décembre dernier, un premier classement avait été établi et portait sur l’action des partis ayant gouverné durant les dix dernières années, à savoir l’UMP, l’UDF, le PS, le PCF et les Verts. Résultat : des notes oscillant entre 4,5 et 11. Lors de la dernière évaluation, le 26 février, Dominique VOYNET et Corinne LEPAGE, qui est désormais hors course, avaient obtenu la meilleure appréciation (16,5), devant Ségolène ROYAL (13). Les autres n’ont pas atteint la moyenne, François BAYROU et Marie-George BUFFET récoltant un 9 et Nicolas SARKOZY un 8,5.

Une évaluation redoutée


Le prochain verdict sera observé avec attention dans les états-majors de campagne, même si la légitimité du classement fait débat dans les entourages des candidats. Ainsi, alors qu’elle se déclare "tout à fait favorable à la mise en place par Nicolas HULOT d’un observatoire des mesures écologiques prises après l’élection présidentielle", Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET déplore que L’Alliance pour la planète "ait dérapé en tombant dans la politisation, à l’inverse de ce que souhaitait faire" le présentateur d’Ushuaïa. À l’UDF, Julien RIVALS se demande "quel est le référentiel" de ce classement, en soulignant que "si l’on devait évaluer un programme économique, la notation d’un marxiste serait totalement différente de celle d’un libéral". Le responsable centriste regrette que, pour le dernier bulletin de notes, "si on ne disait pas qu’on était antinucléaire, on avait automatiquement zéro sur ce sujet".


L’UDF trouvera peut-être moins à se plaindre de la prochaine évaluation, puisque selon Yannick JADOT, de Greenpeace France, association membre de L’Alliance pour la planète, François BAYROU fait partie de ceux qui "ont clairement évolué" sur la question écologique. S’il était bien noté, le candidat centriste pourrait demander à Nicolas HULOT, comme le fait déjà Bruno REBELLE pour le compte de Ségolène ROYAL, "d’interpréter publiquement le classement de L’Alliance pour la planète".

ssionpolitique.info/articleop.php?id_article=22248
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