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La conférence pour une gouvernance écologique
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En médaillon, Alain Juppé : il a sauvé une conférence insuffisamment préparée
M. Jacques CHIRAC, Président de la République a présidé les 2 et 3 février 2007 à Paris la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale : "Citoyens de la terre" dont l’ambition et de mettre en place une action mondiale cohérente de la gestion de l’environnement.
Lancée officiellement le 12 décembre 2006, cette conférence a réuni plus de deux cents participants venus de plus de soixante pays.
A l’issue de cette conférence, le chef de l’Etat a lancé un appel en faveur de la mobilisation internationale pour la préservation des équilibres écologiques. Un appel plus modeste que celui prévu initialement de manière à préserver la possibilité d'amener le maximum de pays à la table de négociation.
En effet, si "le changement climatique est une question de solidarité internationale", et que la France continue de s'appuyer sur une mobilisation dans le cadre du protocole de Kyoto dont la première étape se termine en 2012, la seconde étape devrait être mise en place en 2008, alors que la France présidera l’Union européenne. Une bonne raison incitant à la prudence alors que les USA, les pays émergents et la Chine expriment des doutes sérieux sur les objectifs de cette ONU-Environnementale à cette heure des discussions.
Selon nos informations, c'est essentiellement grâce à Alain Juppé que cette conférence, préparée sans doute trop vite et sous le signe d'un Hulotisme déclinant (grands discours hexagonaux sur la planète mais ne pouvant aboutir) a été sauvée, et qu'ainsi les chances de parvenir à terme à un accord viable ont été préservées pour l'avenir. Rappelons qu'en son temps, Serge Lepeltier s'était vu confier la rédaction d'un rapport sur la réforme de la gouvernance mondiale de l'environnement.
Pour le réseau France-Europe-Planète Bleue, nous considérons qu'une gouvernance mondiale de l'économie du carbone et de l'atteinte au patrimoine de la biodiversité appelle autre chose que de rebaptiser le CNUD en ONUE. C'est l'ensemble de l'économie du carbone qu'il convient de réguler. Cela exige non pas un "bidule de plus" mais de véritables instruments monétaires et financiers de régulation de la valeur carbone. Faute de quoi, il faudra tout régir par la norme et les quotas qui donneront localement, au mieux régionalement, le goût du marché au vaste marchandage politique qui s'annonce. Ce choix de société est occulté par les grands discours et il n'est pas paradoxal de voir qu'au final, ce sont les pays émergents qui aspirent le plus au marché et à la liberté, évidemment sous la contraite de la régulation climatique.
Si cette ONUE ne s'en donnait donc pas les moyens à terme, si elle n'était qu'un faux nez de l'impuissance des Etats à accepter la réforme de l'ONU elle-même et de l'OMC si ncécessaire (cf. la conférence de Christine Cros dans les tables rondes du carbone), il n'est pas sûr qu'elle représente une vraie marche en avant.
Alain Juppé en proposant de "ne pas aller trop loin pour permettre une plus grande ouverture" a sans doute sauvé cette conférence.
Retrouvez tous les textes des différents discours prononcés lors de la conférence et les vidéos
Lire les réactions et les pages du Net sur l'Appel de Paris pour une gouvernance écologique mondiale
L'allocution du Président de la République
Les "hésitations" du Premier Ministre Canadien
"Comme on s'y prend", les Chinois (malheureusement) s'en balancent
Les Etats "bleus" des USA n'attendent pas la gouvernance mondiale pour prendre les (premières) mesures
Excellent Quatre pages de la D4E (Medd - Hélène Francès - Christine Cros) Vers une gouvernance mondiale
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