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Conférence du Giec et Réchauffement de la planète : les scientifiques sonnent l’alerte
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En médaillon, la fonte de la banquise et des icebergs et les futures températures
Le constat dressé par les scientifiques est sans appel : le climat change et les activités humaines portent une part de responsabilité dans cette évolution. Le rapport alarmant du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, rendu public le 2 février, incite gouvernements et entreprises à réagir. La France s’est déjà dotée d’un Plan climat.
"Le réchauffement du système climatique est maintenant évident dans les observations de l’accroissement des températures moyennes mondiales de l’atmosphère et de l’océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace et l’élévation du niveau moyen de la mer," indique le résumé, destiné aux décideurs, du quatrième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Réunis à Paris pour leur dixième session, sous l’égide des Nations unies, les quelque 500 scientifiques du Giec et les experts mandatés par les gouvernements d’environ 120 pays ont rendu publiques, le 2 février, les conclusions de leurs travaux à l’issue de plusieurs jours de discussions. A partir de modèles informatiques et travaillant sur plusieurs scénarios, les climatologues ont calculé que la hausse des températures devrait se situer vers 2100 dans une fourchette comprise entre 2° et 4,5°, avec une moyenne de 3°, supérieure donc aux 2° à ne pas dépasser pour éviter que la machine climatique s’emballe.
Le réchauffement est pour l’essentiel dû à l’accroissement des émissions des gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone. De nombreux signes indiquent des "causes anthropiques", c’est-à-dire humaines, à ce changement qui s’est accéléré au cours du 20e siècle.
Accroissement des vagues de chaleur, augmentation des fortes précipitations seront quelques-unes des conséquences probables de ce réchauffement, avec d’importantes répercussions sur la faune, la flore et les conditions de vie de millions d’individus. Selon une étude des Nations unies, "50 millions de personnes pourraient devenir des "réfugiés climatiques" d’ici à 2020".
Lire les réactions et les pages du Net sur la dixième session du Giec
Télécharger le résumé établi pour les décideurs.
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